25 février 2013


persona 
exposition du 2 au 8 mars 2013 

vernissage vendredi 1er mars à 18h / clôture vendredi 8 mars à 18h

Nicolas Freytag, Damien Guggenheim,  Tami Ichino, Thomas Maisonnasse 

du lundi au dimanche / de 15h à 20h 


PERSONA II
La dissimulation n’a rien à cacher, elle est l’effet de ce qui se retire dans la monstration, de ce qui se voile dans l’éblouissement, quand ce qui est montré n’est pas ce que l’on voit. Elle est ce qui se refuse à l’exposition. La marque du sujet, que l’on est trop souvent porté à confondre avec la signature de l’auteur, est l’indice de qui est passé à l’acte, orienté par le souci d’une œuvre qui ne le représente pas. Qui, plus précisément, le dissimule – tache aveugle de l’œuvre. Comme dans ces masques où la ressemblance vient recouvrir une absence de visage pour évoquer l’autorité d’une voix (celle, ici, des Lumières). Comme dans ces peintures, longtemps soustraites au regard, où l’absence de la figure humaine se laisse lire dans la cavale d’une meute animale. Ou comme dans cette ombre qui se forme, là où les perspectives conver- gent, là où l’anamorphose se redresse en se dévoilant, indiquant au sujet une place intenable. Intenable parce qu’il suffit que le sujet investisse cette place pour que ce soit l’œuvre qui lui donne position qui se retire et s’efface. On tiendra le sujet de l’œuvre pour une sorte de monstre (il est le produit d’une métamorphose inhumaine). Il fait penser d’ailleurs à un insecte au travail, infatigable, bien qu’on le trouve parfois sous les traits d’un cafard au lit (mais bien plus souvent il ressemble à un cyclope). On dirait qu’en lui, un autre lui se meut, s’agite, suit un but tout tracé, et veut devenir : c’est ainsi que Michelet le décrivît dans sa retraite d’entomologiste. On le reconnaîtra, sans risque de se tromper, à ceci qu’il peut effacer ses traces et surtout en produire des fausses. Et s’il reste difficile à piéger, ou à déloger, c’est qu’il a pour lui non seulement, comme on le savait déjà, l’art de feindre, mais aussi, comme on le soupçonnait, l’art de simuler. 
DG



Nicolas Freytag

Récapitulation 

Les Saintes Surfaces représente les masques mortuaires de trois philosophes du XVIIIe siècle : Voltaire, Rousseau et Diderot. Ces portraits empruntent leur dehors aux bustes sculptés de Jean-An- toine Houdon (Buste de Voltaire à la française et tête nue, 1778, marbre, Paris, Musée du Louvre ; Buste posthume de Jean-Jacques Rousseau, 1778, plâtre, Genève, Bibliothèque Publique et Universitaire) et de Jean-Baptiste Pigalle (Buste de Denis Diderot, 1777, bronze, Paris, Musée du Louvre). 
Trois auteurs qui font époque mais qui ne dessinent cependant pas une pensée homogène. Trois emblèmes des Lumières qui, à des égards et degrés divers, incarnent le prélude de ce que, après l’Ancien Régime, le roman national qualifiera de « modernité » française – et plus largement européenne, si on l’entend comme ce déplacement perspectif duquel désormais l’horizon moral et esthétique s’apprécie non plus d’un piédestal théologique, mais selon une échelle humaine. Trois cocardes de la République donc, désignant un esprit et des combats ayant charpenté autant un discours humaniste qu’un programme universaliste, principes d’une énergie révolutionnaire qui désavouèrent, du moins pour un temps, les tutelles les plus avérées. Pléiade aujourd’hui bien blême, flétrie de désillusions et souillée de désastres à l’issue du XXe siècle, tandis que le dessein d’un progrès tendu vers l’émancipation de l’homme ne fait guère plus recette. Ces métarécits (Lyotard), qui déclinaient un projet commun d’auto-affirmation de et par la raison, au moyen de la philosophie, de la science, de l’art, ont fait place à des historiettes d’accomplissement personnel. Ce qui par ailleurs n’empêche pas que, de ce désengagement idéologique, l’individualisme puisse à présent se prévaloir d’une indépendance intellectuelle qui, bien que désenchantée, fait sa foi. On ne lui fera plus le coup du grand soir et l’engagement est dorénavant conditionné par un retour sur investissement. Qu’importe d’ailleurs si cette autonomie trace un vaet- vient entre quête de plaisir immédiat et obsession de l’identitaire, puisque ni les errements ni la fuite ne réprouvent le consumérisme, ni le désir inculte n’exclut la jouissance. 
L’évocation des Lumières et de ses protagonistes n’a toutefois pas déserté notre contemporanéité, loin de là. Mais de manière spectrale cependant, tel un plaidoyer évasif et éthéré s’insinuant entre tribune et colonnes. C’est que, le plus souvent, l’héritage est convoqué pour dégager un consensus autour d’un socle de convictions communes ; allusion d’autant plus opérante qu’elle demeure flottante. Même pas, on le voit, la commémoration d’une ruine – dont Diderot notait précisément qu’elle faisait moins méditer sur ce qui fut que sur ce qui ne sera plus. 
* 
Toutefois, au culte des grands hommes précède la complexe opération de transformation de l’humain en figure, de la chair au marbre. Et à cet égard, le masque mortuaire, jusqu’à l’arrivée de la photographie, occupe dans cette entreprise une place de choix. L’objectivité de la reproduction est son monopole. Ainsi, de ce moule en plâtre, parfois en cire, d’un visage dont vient de s’exprimer le dernier souffle dépend la plastique même de la publicité. Une reproductibilité technique avant l’heure, ou du moins avant sa démonstration ; même si, se voulant une figuration au plus proche du réel et du fait même de cette absence de médiation, le masque mortuaire reste cantonné dans l’antichambre de l’oeuvre d’art. On entend d’ailleurs là l’écho, épars depuis Donatello, sempiternel depuis Duchamp, de ces critiques désemparées qui ne voient qu’art défunt là où ne se trouve pas la main de l’artiste. Toujours est-il que ce décollement est le point de départ, voire le symptôme, d’un travail d’édification du trépassé en icône. Curieuse impression mortifère, prise non pas sur le vif mais cependant d’après nature, dont la saisie, toujours pressée par la décomposition des tissus, promet la gloire éternelle... jusqu’à ce que retombent les idoles. Seulement, dans cet écart entre capture et réplique, prototype et série, mise au tombeau et diffusion de masse, s’éprouve précisément quelque chose qui vient interpeller la représentation : une transfiguration. En plus d’exhiber en dissimulant, ce que le masque exprime ici, c’est l’ambivalence d’un contact – dont le modelé témoigne – et d’une perte de cette unicité – que le double proclame. Ainsi, à mi-chemin du modèle et du portrait (ritratto dit l’italien), se tient une empreinte qui n’est jamais que celle d’un mort, soit d’un visage sans regard, mais dont la présence aveugle indispose. Car cette ressemblance, aussi incontestable que palpable, ne révèle rien de l’être dont elle est irrémédiablement détachée, si ce n’est son absence. C’est pourtant ce retrait qui rend le semblant envisageable, mais non pas tant avec son référent qu’avec le posthume, et ainsi habilite les manipulations. 
Pour conclure, un toast porté aux Lumières ! Sur un plateau illuminé, un dit représentant du peuple, éloquence de croque-mort, fait l’éloge de leurs idéaux. L’entoure un philosophe professant la tempérance, un fondamentaliste réclamant la tolérance, un scientifique défendant le marché et un artiste faisant son numéro – chacun dans une langue particulière, mais tous au nom de nos grands hommes. Il est cependant vrai que leurs droits d’auteur sont depuis longtemps tombés dans le domaine public. Commémoration qui, dans une parenté étymolo- gique appréciable, maquille (apprête) autant qu’elle macule (souille), bref : masque. D’ailleurs Voltaire, dernier des écrivains heureux (Barthes), mettait en garde contre l’auréole qui pouvait résulter d’une opération de détachage. Lui dont la belle insolence ne l’a pourtant pas gardé de récupérations. 
Mais, même suspendus dans nos salons, ces trophées arrachés à une modernité archaïque – celle d’un projet de civilisation – peinent à se laisser domestiquer. Dans la grimace persiste une indocilité qui tient tête aux penchants liturgiques. Entêtement qu’il s’agirait d’ailleurs de ressusciter, si on veut bien se rappeler que ce verbe signifie originellement rallumer la colère. C’est également en profanant le sens de la relique que l’éventuel lustre pourrait se prendre au sérieux, même s’il est vrai que cet éclat n’éclaire moins qu’il ne veille nos aspirations. Après tout, l’image naît à l’épreuve de ce phénomène de dissimulation : trace non de ce qui l’a vu naître, mais quasi disparaître. Un sursis qui perdurerait comme un rappel, s’assumant dans le lieu même de sa négativité, au creux du masque en quelque sorte. 
NF



Damien Guggenheim 

Galerie du 12 septembre 1940 

Je suis parti d’un événement historique, en tant que tel daté, qui marque aussi bien une certaine histoire de la peinture, celui de la découverte des grottes de Lascaux, le 12 septembre 1940, par un groupe de jeunes adolescents. Découverte : ce qui veut dire que ces peintures n’existaient pas avant, enfouies dans un temps immémorial, elles sont pour ainsi dire nées à cette date précise. Tant et si bien que leur authenticité fut remise en cause ; notamment par André Breton, qui, ayant passé son doigt sur une des peintures pariétales d’une grotte voisine remarqua qu’elle était encore fraîche. Cette incrédulité a beau être irrecevable, elle touche cependant juste : ces peintures sont absolument modernes. Mais c’est qu’à peine portées au jour elles retournèrent à leur nuit auratique et insondable qui les avait conservées, invisibles, jusqu’alors (leur accessibilité les exposant au péril d’une dégradation irrémédiable); et dont la perte, après l’émerveillement de la découverte, fut compensée par une reproduction au plus près de la grotte. Ce que ces peintures signifient, on n’en sait rien. Toutes sortes d’interprétations et de spéculations ont été données – passons. Je ne retiendrai pour ma part que ceci : elles forment une combinatoire (une série d’opposition réglées) qui varie sur fond d’une absence : celle de la figure humaine. Absence cependant qui se marque dans la fuite : car s’il y a une chose sans laquelle il ne pourrait pas même être question de chasse – et pour cause –, c’est la fuite des animaux dès que surgit dans leur parages un être parlant. Ils s’éloignent ; ils déguerpissent. 
DG 




Tami Ichino 

Les gardiens de la représentation 

La difficulté souvent soulignée d’une description picturale tient à ce qu’elle se donne pour tâche de rendre compte de ce qui échappe à l’emprise des mots. Mais si elle ne déroge pas à son ambition c’est qu’elle tient que la peinture est articulée au corps et à la langue ; que l’affect esthétique est semblable à un mot qui se cherche, à un pressentiment du dire. « Ce que je ne peux dire je le peins ». Ce qui ne revient pas à considérer – idée fumeuse – que la peinture vient suppléer un défaut d’expression. 
La peinture de Tami Ichino désigne, avec légèreté et sans mainmise, des choses qui ne sont pas encore des objets, des choses flottantes qui apparaissent fugitivement dans une brume colorée de la pigmentation, qu’aucune signification ne parvient à fixer, ni à investir d’une charge symbolique pleine, et qui pour cela demeure comme en attente de réponse. Cet entre-temps (qui est aussi une chicane du sens) peut être celui de l’émerveillement comme celui de la phobie. De là vient parfois cet effet de charme ou de panique devant ce que l’on ne sait nommer, juste désigner. En somme, devant une tache (sur un mur ou dans un nuage) Tami Ichino refuse la leçon du maître : elle refuse de lui donner un nom et se garde bien de reconnaître un quelconque objet de désir, ou d’identification dans ce qu’elle voit. Elle montre plutôt que le désir est fuyant, que l’identification s’effeuille et se déplace, que ces objets ne font qu’emprunter des formes changeantes, qu’une fois saisis ils s’abîment ; qu’il faut, autrement dit, ruser avec les formes. Cet art exige délicatesse et finesse. Singulièrement lorsqu’il s’agit de dompter ou de dresser jusqu’à la domestication des bêtes hybrides, de séduire ou de charmer des monstres fantasques, de gagner les faveurs de chimères grotesques, d’attirer hors de leur garde toutes sortes de gargouilles  lubriques, que figurent tour-à-tour ces gardiens de l’invisible. Ne suffit-il pas de relever qu’ils ont été promus sujet de la représentation (d’où leur aspect fardé et maquillé), là où habituellement ils en occupent les bords, retranchés dans les recoins des édifices, accrochés aux larmiers, ou relégués (au point de s’y confondre) aux côtés des ornementations ? Et de constater aussi que leur frimousse grimaçante n’inspire plus aucune crainte ? Certes ils continuent de marquer un seuil, de procurer une consistance à une frontière fragile entre le merveilleux et le terrifiant. Mais ce qu’ils gardent et regardent tout à la fois ne fait pas l’objet de la représentation. On ne trouvera donc ici aucune exhibition des tréfonds inaccessibles, ni exhumation de trésors enfouis, ni déballage de secret : aucune lumière crûment jetée sur l’obscur. Seule la posture de ces figures (détachées du mur) intéresse ses tableaux sans fond. Seule cette garde nous arrête et nous retient. Ces gardiens de la représentation, qui restent ambigus dans leur position rapprochée (recentrée, frontale, symétrique), n’en continuent pas moins à nous tenir en respect. Ils assurent une garde montée de l’intime, une chasse gardée de l’intimité ; une défense qui n’est pas sans violence contenue dans la protection, qui est de l’ordre d’une intimidation. Cette intimidation nous rappelle à ce seuil, elle nous ramène à cet arrêt où il faut répondre, tel au sphinx, moins peut-être à l’énigme que de l’énigme. C’est que le monstre se tait sur ce qu’il montre. Il ne nomme pas l’homme, fût-ce de manière détournée. Il le dénomme comme il en affiche la défiguration. Et surtout il n’attend pas – et c’est sans doute là son trait le plus étrange – que l’autre (celui qui voudrait franchir le seuil, passer la frontière) le nomme à sa place. 
D.G. 





Thomas Maisonnasse 

« Une faiblesse à toute épreuve s’appuyer sur son ombre » 

Une ombre portée est une empreinte : un objet découpe dans la lumière dirigée sur lui une zone d’ombre. En prenant la lumière, il ménage un abri. L’évidence veut que, du fait de cette empreinte, l’ombre portée ait une fonction représentative, elle tire d’une certaine manière le portait de ce dont elle est issue. On connaît l’hisoire qui, des égyptiens en passant par une bergère grecque puis des portraits-silhouettes jusqu’à la photographie, lie la question de l’ombre à la reproduction du monde dans une relation analogique. 
Du fait de ce rapport, l’ombre réalise une opération mimétique d’une certaine façon élémentaire. Elle rend visible le processus de mimésis :pour qu’une image, qu’une image ressemblante apparaisse, il faut un écart, il faut deux plans distincts, il faut que l’espace de mimésis s’ouvre. Cet espace est semblable à celui qui sépare l’ombre portée du corps qui la découpe dans la lumière, il faut que ce corps se dresse ou se sépare du plan sur lequel est projetée l’ombre pour qu’elle soit visible. Et cet espace, n’est pas un espace vide, il est lui aussi l’espace de l’ombre et, par analogie, celui de mimésis, il est cet espace de continuité, zone de contact affolante entre un objet et sa représentation, invisible et impalpable. Zone de contact parce que l’ombre est un volume, ou si on préfère un solide, dans le sens que lui donne la géométrie, mais plus encore elle est un milieu. Ce qui est moins évident, c’est de voir que toute ombre portée est une anamorphose. Ce qui rend cette anamorphose difficile à saisir, tient à la nature de l’ombre et particulièrement à l’impossibilité de s’en saisir. On ne peut effectivement pas s’en séparer pour l’admirer ou simple- ment s’en débarasser : c’est une condition faite à tous les corps éclairés. 
Or, pour pouvoir découvrir l’anamorphose produite par une ombre, il faut une opération particulière : il faut placer un œil au point exact de la source de lumière. Mais à cette place, entre l’observateur et l’ombre se dresse en temps normal le corps qui projette son ombre exactement derrière lui, de telle sorte que la silhouette de l’objet masque complètement son ombre. Il faudrait donc pour pouvoir profiter du spectacle de l’anamorphose, effacer l’objet qui nous empêche de voir l’ombre se redresser et redessiner comme en volume, la figure de ce qui lui a donné forme.On entre alors ici dans un jeu de vérification impossible où les places sont à regarder de plus près. Le sujet voyant doit se trouver à un endroit précis pour que l’anamorphose se constitue alors que l’objet, lui, est absent. 
Il faut imaginer alors cette image, d’un monde éclairé par un soleil qui jamais ne voit l’ombre et qui assigne à tout ce qu’il éclaire une place. 
Il faut imaginer le sujet requis par l’anamorphose, celui qui est capturé par le jeu optique, à qui une place est assigné. Parce que si l’anamorphose est un jeu optique, une façon de cripter l’image en la déformant, elle n’est visible que d’un seul point de vue. En même temps qu’elle fige et fixe l’image, elle fixe le spectateur. Il y a un retour de l’anamorphose. 
TM






Nicolas Freytag 
2011, Hiše Kulture v Pivki (Slovénie), « Razstava Likovnih del iz Zbirke Festivala Ljubezni in Umetnosti » | 
2007, Alliance franco-malgache d’Antsiranana (Madagascar), « Vita Gasy » | | 2005, Biennale Internationale 
de Sharjah (EAU), « Leyla Al Mutanakker » | 2004, Centre d’Art Contemporain de Genève (Suisse), « Ethnic 
marketing. Art et mondialisation : entre l’offre et la demande » | 1999, Galerie Cuba, Montélimar (France), 
« Jazzmen »  | 1997, Dom na Gradežnite Rabotnici, Skopje (Macédoine), « Сиромашните луѓе галерија » 

Damien Guggenheim 
Né à Nyon, vit et travaille à Paris 
2011, «La phrase était longue...», exposition collective organisée par Pierre Antoine, La Générale en Manu- 
facture, Sèvres | 2010, Dessin aujourd’hui et demain 5, exposition collective organisée par Eric Winarto, 
Espace Kugler, Genève ; Qui sort de la jungle trouve les crocodiles, exposition collective, organisée par Isa- 
line Vuille et le collectif Mirabilis, Paris |Micrologies, exposition collective, 2010, organisée par Morad 
Montazami,  Paris | 2009, La Terrasse de Turner, exposition personnelle, Espace Kugler, Genève | 2008, 
Versions, exposition collective organisée par Elise Leclercq et Céline Marique, salle RTT, Bruxelles. 
www.damienguggenheim.blogspot.com 

Tami Ichino 
Né à Fukuoka, vit et travaille à Genève 
2012, Flightless bird sing a song, espace kugler, Genève; Ties do not end, Palais de l’Athénée, Genève ; 
Fernelmont contemporaray art, Fernelmont, Belgique ; Cosmotopia, Le Commun, Genéve | 2011, Sense 
of wonder, Halle nord Genève; Ad Curiositati, Galerie Charlotte Moser, Genève; Rathania’s, Musée 
Rath, Genève, 3:57,Nextex, Saint Gall; Fil____à__ment, Galerie Charlotte Moser, Genève | 2010, Qui sort 
de la Jungle trouve les crocodiles, curateur : Isaline Vuille et  le Collectif Mirabilis,Paris | 2009, Dessin 
d’aujourd’hui ert demain 3, Espace kugler, Genève; Post Tenebras Lux, Musée Rath, Genève. 
www.tamiichino.net 

Thomas Maisonnasse 
Né à Grenoble, vit et travaille à Genève 
2012, Une faiblesse à toute épreuve, s’appuyer sur son ombre, Genève | t2011, Tout ce qui se voit sous le soleil, 
espace kugler, Genève | 2010, Qui sort de la Jungle trouve les crocodiles, curateur : Isaline Vuille et  le Col- 
lectif Mirabilis,Paris | 2009, Apèro Photo, Cinéma Spoutnik, Genève; Floating details, La pinacothèque, 
Genève | 2008, Line {cross the}, Villa Bernasconi | 2007, Clairière, Festival arbre et lumière, Genève | 2006, 
Piège à ombre, espace r, Genève ; Kaléidoscopique, Villa Dutoit (curateur : Eric Winarto), Genève | 2005, 
Designare II, Villa Dutoit (curateur : Eric Corne) 
www.thomasmaisonnasse.net










7 février 2013

EXPOSITION DES DIPLÔMES 2011 ET 2012
DÉPARTEMENT PHOTOGRAPHIE MASTER PHOTOGRAPHIE ET ART CONTEMPORAIN, UNIVERSITÉ  PARIS 8.

Pauline ALLIE / Diane ARQUES / Noémie BABLET / Sophie BOISTEAU / Céline BUISSON / Amélie de DIANOUS / Marie DUMONT / Lydie ESSAYAN / Emilie GROLEAU / Marina GUSNA / Stéphanie HOFFMANN / Svitlana KOVALOVA / Nyima LERAY / Paloma PINEDA / Reiko NONAKA / Loup SARION / Nathalie SEROUX / Sara SERPILLI

À L'Espace des Arts Sans Frontières, 44 rue Bouret, Paris 75019. (métro Jaurés)
Vernissage le vendredi 15 février à partir de 19h
Exposition du 15 au 20 février 2013




        






                                

"Cette exposition met en valeur la multiplicité des points de vue et des pratiques de cette jeune génération ; elle est un reflet de la complexité de la photographie contemporaine.  


Les diplômés abordent des problématiques ancrées dans la réalité : la représentation de la femme, le regard porté sur l’Etranger, le rapport au corps. Certains se tournent vers des réflexions plus théoriques sur les genres hérités de l’histoire de l’art comme le portrait et le paysage.  

La photographie est exploitée sous toutes ses formes : tirage de petite taille, monumentale, projection, installation, publication, affiche. L’exposition s’ouvre également à d’autres moyens d’expression comme la vidéo, le dessin, la sculpture.  

Cette exposition se fait la vitrine de ces deux promotions d’étudiants et met en valeur non pas une idée de la photographie contemporaine mais des propositions artistiques singulières, tenues par des réflexions théoriques. »  Amélie de Dianous, diplômée du master photographie et art contemporain   

L’espace des arts sans frontière accueille durant une semaine l’exposition des diplômés des promotions sorties en 2011 et en 2012 du Master Photographie et Art Contemporain de la mention Arts Plastiques de l’Université  Paris 8 Vincennes-Saint Denis.
Réalisée par les étudiants, cette exposition présente des travaux représentatifs de leur pratique. Celle-ci s’est élaborée durant les deux années du master non seulement comme expression artistique, fruit d’expérimentations et enrichie par la transversalité de la photographie avec d’autres arts, mais aussi en regard de l’exigence d’une recherche théorique.   

Depuis la rentrée universitaire 2009-2010, l’Université Paris 8 propose dans le cadre de la mention Arts Plastiques un master professionnalisant unique dans les universités françaises et européennes, dont la spécialité  Photographie et Art contemporain ouvre à un choix important de débouchés dans les métiers où la photographie est outil, matériau, objet d’expression ou de création, aussi bien pratique que théorique, ainsi qu’à un doctorat en Arts Plastiques, option photographie. Les mémoires du Master spécialité Photographie et Art Contemporain sont les seuls dans les universités françaises à bénéficier d’un double encadrement, en théorie et en pratique, donnant lieu d’une part à un mémoire écrit, construit autour d’une problématique sur la photographie, et de l’autre à l’aboutissement d’une pratique artistique.


Département Photographie, Université Paris 8, 2 rue de la Liberté, 93526 Sait-Denis. 01 49 40 66




                          

28 janvier 2013










        新年快乐!Bonne Année !

Exposition Collective 

des Artistes Chinois, Taiwanais, Japonais, Coréens
Chiachi Chiang/ Hongrui Chu/ Tenshi Fujiwara/ Qin Han/ Yeojin Kim/ Chao Liang/
Yohei Sugawara/ Chenxin Tang/ Wei Yuan

02 - 09 février 2013
Tous les joures de 15h à 19h

Vernissage

Samedi 02 février 2013
De 18h à 21h


Le Nouvel An Chinois !!
avec les Artistes Asiatiques.

Néan 2013. 新年快乐!

La célébration de la nouvelle année chinoise:
中国新年庆典

D'après le calendrier chinois, l'année du serpent commence le 10 février 2013, sous le signe de l'élément Eau. Bien que le calendrier grégorien, qui est le calendrier le plus répandu dans le monde, soit officiellement en vigueur en Chine, le calendrier chinois traditionnel, qui est luni-solaire, continue d'être suivi pour toutes les fêtes ancestrales et tout particulièrement pour la fête rituelle du passage à la nouvelle année. D'après ce calendrier traditionnel, l'année chinoise se divise en 12 lunaisons qui commencent chacune sur une nouvelle lune et durent de 29 à 30 jours.





Vincent Ballard, Samuel Bouaroua, Johanna Benainous, Emma Cossée,
Charlotte El Moussaed, Mélanie Feuvrier, Hadrien Gunther, Mats Gustau, Jeanne Lassus,
Églantine Laval, Agathe L'Higuiner, Chao Liang, François Maurin, Hélène Mourrier,
Amaury Scharf, Thomas Tardivo, Laure Tiberghien, Zhenhua Xiang, Mathieu Zurcher. 






… ce mot me la rendait ennuyeuse comme une exposition de photographies
Marcel Proust, Le Temps Retrouvé




Exposition du 18 - 26 Janvier 2013
Vernissage Le 18 Janvier 2013 de 18h à 21h 30



Exposition de l’Atelier d’Éric Poitevin
École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris

« … ce mot me la rendait ennuyeuse comme une exposition de photographies »
Marcel Proust, Le Temps Retrouvé

Texte par Hugo Fortin


L’exposition proposée montre une partie du travail de l’ensemble des étudiants de l’Atelier d’Éric Poitevin de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris qui vont de la première à la cinquième année. Si elle assume de raccommoder artificiellement différentes images de l’ensemble des étudiants les unes avec les autres, elle en propose une vision nécessairement limitée au format de l’exposition collective qui impose des disjonctions, des écarts, des silences et des malentendus.

L’exposition présente une photographie de chaque étudiant dont le titre et le nom de l’auteur ont été volontairement effacés dans le but de les mettre les unes en parallèle des autres dans un jeu de rencontres inattendues mais ordonnées. Si elle évoque volontiers l’esthétique des accrochages propres à l’école, elle souligne avant tout l’interdépendance des artistes et le dialogue des photographies nécessaires à toute vie au sein d’un atelier : elle montre l’évidence que le travail solitaire de l’artiste est aussi toujours déjà le fruit de critiques, de polémiques et d’heureuses rencontres aussi — derrière chaque œuvre se terre, cachée, une infinité de conversations inachevées, d’espoirs manqués et de disputes acharnées. Cet accrochage rappelle ainsi la coexistence de travaux parfois contradictoires et d’esthétiques opposées au sein d’un même atelier tout en tentant de souligner l’énergie similaire et la consistance invisible qui unifient ces différents travaux. Les images, violemment disjointes de leur série originelle et de l’intention de leur auteur, ne parlent plus que pour elles-mêmes et doivent s’accommoder de la présence dangereuse et voisine d’un style et d’un format qui leur est juxtaposée brutalement.

Au-delà (ou en-deçà) de cette volonté de relever l’unité d’un atelier, cette exposition veut aussi rappeler la nécessité d’un regard intransigeant porté sur la photographie en général. En redonnant à toutes ces images leur terrible solitude et en leur imposant la coexistence d’autre images, cette exposition veut dégager un espace propre à la photographie loin de ses fantasmes, de ses peurs et de ses égéries. Elle propose de focaliser l’œil du spectateur sur la teneur propre à l’image en général ; teneur qui nécessite sans doute un autre régime de perception que celui du discours, de l’intention ou de la digression – qui peuvent, certes, venir en plus. Elle espère montrer que la photographie est un art éminemment dialectique, c’est-à-dire que ce qu’elle montre est avant tout disponible à un au-delà du discours et de la forme : derrière le besoin théorique, le discours rapporté, l’ennui, l’effort imaginatif ou l’évidence d’un sujet, existe nécessairement une autre vie bien plus évocatrice, rêveuse, mystérieuse et charmante.




9 décembre 2012

BONUS
du 13 au 23 décembre 2012
*Vernissage le jeudi 13 décembre à partir de 18h

Espace des Arts sans Frontières
44 rue Bouret
75019, Paris
métro: jaures ou stalingrad



Un Bonus est un plus, un élément qui vient se rajouter à celui
préexistant. Quelle forme cela peut-il prendre si l'on applique ce
principe à un dispositif artistique, dans un lieu d'exposition? Les neufs
jeunes artistes choisis pour participer à cette exposition partagent tous
le même atelier : l'espace de l'Entre Deux à Pantin. Tous explorent des
médiums différents, chacun s'appropriera donc cette proposition à sa
manière mais selon une même règle du jeu : montrer un pièce accompagnée de
son bonus conçu pour l'événement à l'Espace des Arts Sans Frontières. Ni
didactique, ni explicatif, le bonus est une sorte de pièce satellite, un
double, une réécriture, une possibilité de dialogue au sein des pratiques.



ESTELA ALLIAUD - MARCOS AVILA FORERO - JEREMY BERTON

FLORE CHENAUX - ELIZAVETA KONOVALOVA - JESSICA LAJARD

SABRINA LESTARQUIT - SERGE PAYEN - ALEXANDRINE ROLLIN

1 décembre 2012



CREUSET 
Exposition du 1er au 7 décembre 2012 
à l’Espace des Arts Sans Frontières 
Avec 
Safoune Ben Slama, 
Manuel Herreño 
Elliot Storey 
 Yonqui 
Hironobu Takei

Nous vous convions au finissage ce Vendredi 7 décembre qui se passera entre 18h et 21h30 avec un concert live de deux contrebassistes!


● Creuset, une exposition 
Denationalitésdifférentes, lesjeunesartistesqui composent l’expositionillustrent l’idéeducreuset            
enmélangeant leurstrajectoirespersonnelleset leursarts. Lemot creuset désigneeneffet unendroit où                
les métaux entrent dans un processus de fusion tout en conservant entièrement leurs propriétés             
individuelles. 
Explorant lespossibilitésderencontredansunmêmeespace, lestroisartistesseconfrontent àune               
expérienceartistiquedont lebut est d’atteindreunétat defusiontout enrespectant leurspratiques,               
univers et démarches : l’espace d’exposition lui-même devient un creuset. 
L’expositionreposeainsi sur lavisioncommuneet pourtant différentedetroisartisteset amis, dont               
lesentitésdistinctesserejoignent àtravers leursœuvres. L’exposition, réceptacledeleurscréations,             
est l’endroit où opère l’alliance artistique, tout comme le creuset permet de fusionner les métaux. 

● Le lieu d’exposition : l’Espace des Arts Sans Frontières 
(44 rue Bouret, 75 019 Paris) 
L’Espacedes ArtsSansFrontièresest familier desrencontresentrepayset cultures. Lagaleriea               
inviténombred’artistesdetouslescontinentsàexposerdanssonespacede75m2 : peintures, dessins,                
installations, vidéos...autant d’itinéraires artistiques qui ont sutrouver leur placeauseindel’espace.              
L’espaceaainsi présentéles œuvres deSenaBaeYoungChoi MoowangMoonJinwonSeo, Laurent              
Guyonvarch, Mv, WissemBenhassine, Thierry Jehelmann...Danslecadredel’expositionCreuset, la            
galerie accueillera par ailleurs deux autres artistes, colombien et japonais. 
L’EspacedesArtsSansFrontières, crééen2006, est uneassociationculturellequi apourbutsde                
créer des rencontres et des opportunités d’échanges entre de jeunes artistes asiatiques et            
internationaux, et de promouvoir l’accès à la pratique artistique et culturelle pour tous les publics. 
Equipéd’ungrandespaceaucœur du19ème, dansunquartier populaireet vivant, l’espacedesArts                
SansFrontièresorganisedenombreusesactivitésculturelles(expositions, concerts, projections), dans          
un esprit d’ouverture et de pluridisciplinarité. 
Photographies d’expositions précédentes donnant un aperçu de l’espace de la galerie :

● Les artistes 
Manuel  Herreño, plasticien 
Suite à une formation Plastique et Techniqueàl'UniversitéNationaledeColombiepuis un             
enrichissement théoriqueenEsthétiqueàlaSorbonneParis1, Manuel Herreñoadéveloppéunintérêt et               
une réflexion vis-à-vis de la représentation, de l'espace et de la peinture. Ces trois éléments se               
matérialisent dans ses œuvres sous forme d'installations. 
Sescréations sont hautement nourriespar l'esthétiquedugraffiti et dumuralismequi sedéveloppent              
autour du street-art. 
Despeinturesaupochoir, desmiroirset desraisdelumièresefont échoenuneinstallationnée                 
dutravail sur lareproduction, lamultiplicationet l'automatisation. Dansununivers entrereligieuxet              
indigènes, peuplé de visages, le spectateur se retrouve entouré d'observateurs inertes et d'objets            
réflectifs qui le poussent à interagir avec l'installation. 
Lemiroir et lereflet, dispositifsdemultiplication, amplifient cetteatmosphèreparticulièreet répétitive. Ce              
reflet est direct et il changeaveclemoindremouvement tout commelapeintureprojetéepar labombe                 
contre le pochoir.







Elliot Storey, vidéaste 
Etudiant enArts plastiques àlaSorbonne, denationalitébritannique, Elliot Storeyest unvidéaste             
compositeur dont le travail a déjà été présenté dans de nombreux festivals internationaux. 
Cesvidéos/films explorent lalignefébrileentrelecinémaet l'art vidéo. Sonintérêt danslarelation               
entrel'hommeet lavilleressort commeuneconstanteobsessionnelle. Cettefascinationest exploréeà              
travers une mise en scène onirique et musicale. Les acteurs et danseurs déambulent dans une              
architecture contemporaine. 
Elliot Storey a souhaité pour cette exposition proposer une extension de son univers en installant les 
étranges chapeaux sculptés qui apparaissent dans le film.







Safouane Ben Slama, photographe 
Photographe, SafouaneBenSlamaest habitépar lalittératurenotamment lapoésiearabeet la              
littérature picaresque. SafouaneBenSlamapratiquelaphotographiedans larue, dans laforêt. La              
marcheoulacoursefont parties intégrantes deses photos : il aimeseperdreenville, et sesphotos                  
sont liéesàlafoisauquotidienet auhasard. D'originetunisienneparsesparents, sesancêtresvont de                  
l'Andalousieàl'Irak. Sonpatrimoineculturel et familial lui adonnélegout dusavoir-faire, dugestede                 
l'artisan et son art est empreint d'un certain mysticisme musulman.




Hironobu Takei, plasticien 
Les êtres humains parcourent leur existence en endossant différents masques 
Et à cause de leurs travestissements, tantôt ils troublent, tantôt ils blessent et font souffrir 
Non seulement les autres mais aussi eux-même 
Pourtant ils continuent de croire en eux-même et d'avancer. 





Yonqui, plasticien 
Jhon Quiroga (yonqui), plasticien diplômé de l'ASAB (Académie supérieure d'arts de Bogota), a un 
développement divers du dessin et de la peinture, entre autres techniques bidimensionnelles. Parallèlement, Jhon 
participe de manière active à divers projets avec la mairie de Bogota, l'Institut de la culture et le secrétariat du 
gouvernement en tant que professeur de dessin, peinture et graffiti dans des ateliers qui accueillent la population 
vulnérable dans les quartiers les plus sensibles de Bogota. 
Son dessin est nourri des expériences vécues dans les quartiers les plus difficiles de la capitale 
colombienne. Ces paysages urbains et à flanc de montagne, qui poussent aux alentours des grandes villes en 
Amérique Latine, sont d'une certaine façon opposés aux paysages des grandes villes en Europe ou des pays dits 
développés. 
Ce dessin prétend montrer, ironiquement, la vision exotique du sous-développement de l'Amérique Latine et 
le phénomène du tourisme dans cette partie de la planète.

● Contacts : 
Espace des Arts Sans Frontières : 44 rue Bouret, 75019 Paris. Métros Stalingrad, Jaurès ou Bolivard. 
E-mail : espacedesartssf@gmail.com 
Téléphone : 01 42 01 27 74 
Safouane Ben Slama : safouane.ben.slama@gmail.com 
Manuel Herreño : manuel.herreno@gmail.com 
Elliot Storey : llooty.storey@gmail.com 
Jhon Quiroga : dobleudobleudobleu@gmail.com
Hironobu Takei : gothiccomplete@yahoo.co.jp

7 novembre 2012


De cela 
Tout disparaîtra
Papillon dans l’air

Christian Girard / Yuki Shiraishi

 

Finissage le 29 novembre 2012 de 17h à 21h
Vernissage le 15 novembre 2012 de 18h à 22h
Exposition du 15 au 29 novembre 2012




Ce que l’âme a perdu, c’est le geste. On s’inquiète sans fin de notre condition de vie. Ainsi la tentative d’exister plus ou moins sur la corde tendue vers l’Homme, dans un siècle de dépassements et de machines. Ce pourquoi, ce geste entre l’animal et l’homme est un apaisement, à l’heure des disparitions.
Christian Girard


L’Espace des Arts Sans Frontières invite deux jeunes artistes suisses, l’écrivain Christian Girard et la plasticienne Yuki Shiraishi, à présenter un ensemble de peintures et de dessins, d’installations et de vidéo. De cela Tout disparaîtra Papillon dans l’air proposera un itinéraire poétique évoquant notre monde vacillant, notre existence en perpétuelle transition et notre quête d’un ailleurs.

Telle la danse, la peinture pour Christian Girard est lutte et joie, tremplin trouvé au bord d’un gouffre, celui des mots. Dire avec la peinture ce qu’on ne peut exprimer avec l’écriture, tel est le départ de son engagement. Ce détour d’un écrivain par la peinture, comme une excursion dans une autre langue, libère l’expression. Le geste, dénué de but et joyeusement enfantin, ouvre l’espace d’une épiphanie où toute narration, toute figuration, est enfin possible. « Ce travail de peinture est un étage et l’écriture un autre» : par ce va-et-vient, Christian Girard tente ainsi de réactiver le poème du monde. À l’occasion de cette exposition, il nous livre une série de peintures sur plaques de contrecollé.


« Les événements les plus violents ne peuvent être vus de face. Il y a des prémices ou des traces de ces bouleversements » : une méditation que Yuki Shiraishi décline en installations, dessins et peintures.Hybridation inattendue entre la maquette d’architecture et le bagage, la série des Voyageurs diffuse, par la présence opaque de ses objets, le sentiment énigmatique d’une violence. Entre l’intimité du vécu et la fluctuation du monde, une mémoire persiste - latente sous les façades. Résistance animée par la nécessité de refondre des structures qui nous fondent, précisément pour qu’une vie nouvelle puisse faire irruption. C’est ainsi que sa nouvelle série de dessins à l’encre de Chine et au crayon gris plonge littéralement dans le noir. Elle nous est proposée pour la première fois à l’occasion de cette exposition. 








© Yuki Shiraishi 2012







© Christian Girard 2012

Christian Girard né en 1970 au Tchad, Afrique. Il vit et travaille à Lausanne. Autodidacte, il mène depuis une quinzaine d’années un travail d’écriture, ponctué de nombreuses collaborations avec des artistes plasticiens. Parmi ses ouvrages, on peut citer « Zone sans décor », « Asylon », « Plantes Sidérales », publié chez Art&Fiction. Depuis quelques années, il développe parallèlement à son activité d’écrivain, un travail de plasticien. Il expose en Suisse et pour la première fois en France, à l’Espace des Arts Sans Frontières à Paris.


Yuki Shiraishi née en 1984 à Nyon, Suisse. Elle vit et travaille entre Paris, le Lot-et-Garonne et la Suisse Romande. Elle expose depuis 2005 au Japon, en Suisse et en France. Parmi ses expositions et publication, on peut citer : Samuel Scherrer, «Die Topologie des Ichs», article dans le magazine suisse Bart n°3 (hiver 2011/12), «I feel at home everywhere I go», exposition personnelle dans un appartement privé à Bâle, Suisse (2010), et les expositions collectives, «Livres d’artistes» à la Galerie de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts au Quai Malaquais à Paris (2010), «I-DIOCY» à la Nachtgalerie à Zürich, Suisse (2008), «The Mirrors» à Kyoto International Community House à Kyoto, Japon (2007).




Pour plus d’information, veuillez contacter les artistes :
Christian Girard +41 78 684 12 35 ou chagire@yahoo.fr 
Yuki Shiraishi +33 6 31 91 64 98 ou shiraishiyuki@hotmail.com



Vernissage le 15 novembre 2012 de 18h à 22h
exposition du 15 au 29 novembre 2012
ouverte du mardi au dimanche de 15h à 19h 
ou sur rendez-vous au 06 31 91 64 98