28 septembre 2009

Reflet
du 1 au 5 octobre 2009
Vernissage jeudi 1 octobre de 18h


Exposition organisée par Association des Jeunes Artistes Coréens
http://www.ajacfrance.com/

1 septembre 2009

PARAD : Montée Mécanique
Vernissage le 8 septembre 2009 à partir de 20h
Exposition du 9 au 15 septembre 2009 - 15h a 19h

Parad : Vincent Baumont, Engel Boudreaux, Camille Bres, Clément Delerot, Gregory McGrew et Félix Ramon.
Invités : Sun-Young Cho (vidéo), Paul Guilbert - TRE (vidéo), Hong Sun Min (vidéo), Mateusz Sadowski (vidéo), Alex Savatovsky (son) Lukasz Sosinski (vidéo)


Le groupe Parad vous invite à expérimenter une “randonnée” solitaire, un parcours d’images cryptées. Cette montée mécanique est structurée en trois parties ; une ascension, un sommet et une descente. Une installation pensée à six têtes, construite à douze mains aboutissant à une pérégrination complexe. Multiple propositions dialoguent, se mélangent, se confrontent dans l’espoir d’un objet global. Parad tente de contrôler l’errance, d’imposer des images ouvertes.


"Un groupe de six. Alors qu'ils gravissent le massif,
ils ne se souviennent plus depuis combien de temps ils profitent de ce monde nouveau qui s'offre à eux.
L'écart avec le vieux monde varie comme un balancier. Ils doivent continuer à se hisser.
Ils n'ont pas sauvé la planète. Ils avaient plus intéressant à faire.
Explorer les ruines du monde présent. Se perdre.
Tenter de se glisser dans des interstices du paysage interdit.
On leur disait souvent que c'était mieux hier. Comment sera donc demain ?
Ils avaient senti l'urgence d'apprécier l'instant. Cesser de vivre dans la précaution.
Et tant pis s'ils allaient muter. Ils muteraient heureux.
De là-haut, ils tenteront d'oublier les dégâts, sans compter les morts.
Ils sont en train d'oublier l'histoire. Combien d'apocalypses a vécu l'humanité ?
La mémoire est redevenue vivante. L'écriture est morte. Seules quelques boucles subsistent.
Le reste semble crypté. Ils sont entourés d'une civilisation globale et perdue.
Tant pis. Tant pis pour la gloire et tant pis pour l'honneur.
D'ailleurs ils sont nés bien après la catastrophe. Elle n'est toujours pas achevée. Ils la vivent à doses variables.
Peut-être qu'ils la désirent encore. Ou qu'ils veulent la cerner de près. Avec ou sans écran.
De manière insidieuse comme on leur a inculqué, en multipliant les images."


15 août 2009

Exposition d’Art Contemporain
dpi
(Draw Plastic Interfaces)
Avec Sena Bae, Young Choi, Moowang Moon, Jinwon Seo

Du 25 au 31 Août 2009
VERNISSAGE mardi 25 août de 19h à 22h

Installation en plein air
à L’imprimerie Feuille à Feuille - 40 Quai de la Loire Paris 75019

Sena Bae

Paysage nocturne - Noël
2009
huile sur toile, 155 x 108 cm


Young Choi

Paradise Resort
2009
installation video projecteur, peinture (huile sur toile)
dimension variable


Moowang Moon

Self-Game
2008
installation mixte média, dimension variable

Jinwon Seo

N’enviez pas les riches, ils boivent le même Coca-cola que vous
2008
acrylique sur Post-it, 400 x 400 cm
Réalité résolue en DPI*

Si le rêve est un élément poétique, invisible, sous-jacent dans une œuvre d’art, la réalité est une matière première, brute, se disposant devant les yeux de l’artiste. Par une quelconque interprétation, l’artiste en crée des œuvres.
La réalité est trompeuse, dira-t-on. On est bien d’accord, elle est flottante. Chaque culture, chaque époque a sa manière de la voir et de la saisir.

Alors, où est le point de vue de notre époque?
Sachant que désormais notre vie tourne autour des médias audiovisuels, on peut dire qu’il est sans doute devant l’écran : la télévision ou toutes sortes d’écrans numériques.
Il est donc inéluctable que les artistes de jeune génération, nés dans l’air numérique, interprètent la réalité à travers l’écran de viseur. Chez eux, la vue est numérique et l’art représente le monde en forme de désagrégation.
Ainsi leur réflexion et leur production artistiques sont résolues en quelque chose d’étalable, à 2 dimensions. Réciproquement, quant à l’image, elle est douée virtuellement d’une extention en 3 dimensions.
Cette dialectique de la profondeur de la réalité immanente à la surface croise, en outre, les conditions physiques de la peinture : la planéité et le volume métaphysiques.

Le centre de l’exposition “DPI” est le morcelage de la vue et des objets, appelé ici “la résolution de la réalité”, au sens de la “résolution” de l’image numérisée. Il s’agit du processus de décomposition-recomposition des données engendrées par notre environnement.
Cette approche est doublement significative chez ces artistes venant de la Corée où la télévision, la technologie informatique prennent la plus grande place dans la société.
Dans les œuvres de Sena Bae et de Jinwon Seo, les fragments pixellistiques subdivisent l’imagerie populaire et urbaine. Young Choi, pour représenter la complexité de la réalité, enchaîne des fenêtres (il s’agit bien de “Windows” !) ou des écrans qui se confondent avec la pratique de la peinture.
Or, l’installation de Moowang Moon, est autant une décomposition du déchet-consommé, qu’une reconstruction en troisième dimension avec les constituants bidimensionnels : des points et des lignes,

Que la réalité est nébuleuse et la volonté technologique tente de la dévoiler jusqu’à la rendre moléculaire, mais à l’approche, ce que nous apercevons, c’est l’abîme entre ces molécules.

*Draw Plastic Interfaces

14 juillet 2009


Exposition d’Art Contemporain

Avec Ikjung Cho, Yeonyeon Jung, Misung Kwak, Jina Lee,
Christine Jihyun Park, Jisun Park, Sue Park


de 24 au 30 Juillet 2009

Vernissage Vendredi 24 Juillet de 19h à 22h
20h: Performances de Ikjung Cho et de Yeonyeon Jung

On ne sait pas si la canicule sera au rendez vous ces prochains mois à Paris mais à l' Espace des Arts Sans Frontières c'est certain l'été sera chaud : Nous avons en effet le plaisir d'accueillir en résidence un groupe de jeunes artistes coréens hyper créatifs pour leur première exposition en France.

Leurs œuvres représentent la tendance actuelle de l’art contemporain Coréen reflet d'une société en mutation rapide et marquée par une culture « pop ». On y voit clairement l’influence de la consommation, du design et de la vie urbaine : Ikjung Cho interroge la place de l’intimité des jeunes dans un milieu urbain, Yeonyeon Jung traite délicatement de la féminité à travers le symbolisme et le stylisme, quant à Jihyun Park, elle tente de réinterpréter la fonction des objets.
L'exposition de ces artistes qui démarrent dans leur carrière manifeste aussi la singularité de ce moment de commencement rempli de questionnement et de recherches. L’hésitation et l’intimité de la quête de soi prennent le pas sur l'assurance ou la virtuosité : Des formes croissantes cellulaires végétales psychique de Jisun Park, Jina Lee, au recours de la philosophie et de la littérature, elle, cherche les retrouvailles de mémoires passées dans le présent. Et aussi, un dialogue onirique de Sue Park entre son enfance et la femme qu'elle est à présent.
Pour autant, ces réflexions introspectives ne manquent pas des atouts de la jeunesse: l’esprit ludique, la curiosité et la légèreté. Encouragés par cet air neuf et libre de Paris, ils expérimentent sans cesse. Les peintures de Misung Kwak ont trouvé une forme de renouveau pendant son séjour dans notre capitale.

Cette exposition de 7 jours sera courte mais l'occasion d'une expérience vivante et unique pour eux et le public Français.

Ikjung Cho

Squate screening 2009 DV, performance filmée, PAL, stéréo, couleur

Yeonyeon Jung


Comme d’habitude 2009
peinture aquarelle, crayon sur papier Arche, 36 x 50,5 cm

Misung Kwak
Inspiration 2009 oil pen, peinture acrylique sur Nylon 146 x142 cm

Jina Lee
Immensité intime 2009 technique mixte (installation sonore inclue) dimension variable

Christine Jihyun Park
Multi-propositions 2009 photographie, préservatif

Jisun Park
Une lettre de Paris 2009 peinture murale, crayon, peinture acrylique

Sue Park
Merry tourne en rond 2009 peinture acrylique sur toile 40x33cm

16 juin 2009

Breaths
de Beth Anna Hynum
Exposition de Peintures organisée par Isabelle Santos
du 20 Juin au 26 Juin 2009
Vernissage samedi 20 Juin de 18h à 21h


L’exposition « Breaths » invite les spectateurs à pénétrer dans un espace où la pénombre se confond avec le rêve. Cette série de peintures par Beth Anna Hynum nous présente de bribes de corps surgissant de l’obscurité. Le seuil de la galerie franchi, on devient voyeur autorisé, invité à se laisser ensorceler par les charmantes inquiétudes de l’inconnu. Le spectateur plonge dans l'atmosphère humide des abysses marins où les figures représentées sont embrumées de vapeurs, où les soupirs d’apaisement sont presque audibles.

Dans sa démarche, Hynum s'interroge sur l’espace qu'occupe le corps humain; elle peint les morphologies comme formes pures en abordant la peinture figurative essentiellement par l’expression du corps. Pour la série de peinture « Breaths », elle met en avant pour ses figures qui s’extirpent de l’ombre, le mouvement et la couleur.

Elle souligne la douceur de la chair comme le ferait la main d’un amant à la recherche des courbes de l’autre, caressant la toile de son pinceau avec la délicatesse d’une goutte d’eau roulant sur le corps. La maîtrise des couleurs: un prisme de cristal.

Dans la subtilité des scènes dégagées dans ses peintures, Hynum nous évoquent « mille désirs rôdeurs », comme dirait Maupassant; des véritables nuits suaves qui évoquent un cocon délicieux. Les lignes de chair fuyantes que poursuit l’œil du spectateur continuent à perte de vue…

Beth Anna Hynum, née en 1983 en Papouasie Nouvelle Guinée, vit à Paris depuis 2005. Elle puise son inspiration du rapport naturel entre le corps et son environnement. La danse est une autre source d’inspiration ainsi que la photographie et les lumières du spectacle. Pour cette artiste, créer permet de se découvrir, se connaître pour ensuite dépasser ses limites.
Isabelle Santos, Médiatrice Culturelle

SOIREE AU SOUTIEN DES PROJET DE
L'ASSOCIATION I SAN INNOCENTI

cliquez sur l'image pour agrandir

QUI SOMMES NOUS
L’Association I Sant’Innocenti (ISI) opère en tant que ASBL (Association à But Non Lucratif) depuis 1994, sa naissance date toutefois des débuts des années 70.
L’association se propose de favoriser une cohabitation parmi les hommes basée sur la valeur de la personne humaine et sur son droit à la dignité et à la liberté.
L’Association est présente et travaille dans différents pays d’Europe, mais aussi au Mexique, en Amérique Latine, en Venezuela, au Japon, en Palestine, en Iraq et au Liban.
Dans tous ces pays, le premier but de notre travail est le soutien des réalités éducatives et sanitaires constituées par des citoyens locaux, qui soient un point de repère humain et une aide à l’action sur place.
PROJET “LAS ABEJITAS”
Ce projet s’adresse aux enfants et aux adolescents qui se trouvent dans une situation de fort malaise social, qui leur empêche un adéquat accès à la scolarité, aux services sociaux et sanitaires et à la formation professionnelle.
Le projet concerne deux actions : La Guarderia et Le Dispensaire médical. Le pivot du projet est une équipe éducative choisie et formée par ISI. Des enseignants, des étudiants universitaires et des experts en pédagogie, travaillent depuis des années, au sein d’une réalité qui manque d’infrastructures, d’une urbanisation de base mais surtout d’une assistance sanitaire. L’équipe a dû faire face à des graves maladies causées notamment par le manque d’hygiène et par la malnutrition.

14 mai 2009

Exposition de Peintures
NOIR, BLANC, ROUGE, BLEU, JAUNE, VERT ET APRES ?
Corelia Roché
2-13 Juin 2009
Vernissage Mardi 2 Juin de 18h à 22h
Finissage samedi 13 juin de 18h à 22h

La cité vitrail 73x93 huile sur toile 2009

Je suis ravie d’avoir rencontré une femme passionnée, c’est rare de nos jours. Avec ce genre de personne, on oublie un moment la superficialité du monde actuel.
La passion, la vraie, n’est pas ostensible. C’est la passion interne qui perdure. Souvent cette passion se trouve chez les femmes, ou plus précisément chez une sensibilité dite féminine.
Pas de slogan passionnel ni apparent. Mais une passion qui l’est d’elle-même.
La peinture de corelia Roché est sa vie elle-même : l’artiste vit de sa peinture, la peinture vit de la vie de l’artiste. D’où une passion authentique.
Ses œuvres sont des histoires (narration) qu’elle raconte, cela sans cesse.
Elle est débordante. Souvent son format de tableau a l’air trop petit pour contenir tout ce qu’elle a à dire. Ça glisse, ça avance, ça déroule, il faut la suivre. Il y a un de ses tableaux intitulé « Suivez le guide ». Je ne sais pas qui suit et quel est le guide, mais je pense que ce titre représente assez bien le travail de Corelia.
Elle avance, elle ne s’arrête pas, peut-être qu’elle ne se retourne pas non plus. Elle peint, elle dessine dans une sorte de fluidité incroyable. Cette manière s’apparente à celle d’un écrivain. D’ailleurs, ses petits personnages sont les alphabets de l’artiste, avec eux, elle nous raconte mille choses de la vie.
Il y a une rencontre avec les couleurs, elles sont intenses, vives, vraies.
Comme des incidents de la vie, elles éclatent dans ses peintures. Signifie-t-il que la vie de l’artiste s’intensifie ? C’est fort possible, logique, même, car un artiste qui s’enfonce dans l’art s’engage dans la vie, très profondemment et sans hypocrisie.
Passé une certaine réserve sur les couleurs dans son travail précédent, cette trouvaille récente avec les couleurs fortes est une sorte de confirmation en tant que peintre et en tant que femme en désir de s’affirmer.
Elle se pose la question sur son être, sa place et son rôle. Cette question ne donne jamais une réponse définitive. La quête du soi n’a pas de fin. Le dialogue avec elle-même n’est pas narcissique, car son regard va vers les gens qui vivent.
Elle est aussi spectatrice des autres vies. Toutes les scènes dans ses tableaux sont sûrement puisées de sa mémoire. Sans ces « Autres », le soi n’existe pas. Ainsi corelia qui observe et absorbe éprouve un besoin de les communiquer en art (artiste). Cette communication artistique est, contrairement à ce qu’on imagine souvent, plus précise et efficace pour trouver où est la vraie place d’une chose.
L’art est par excellence un travail de contradiction dont les outils sont le doute et la conviction. La fragilité et la constance de la passion de cette artiste est une source inépuisable de son art. Avec le temps, la vivacité de ce peintre s’accentue et s’accélère, on dirait même qu’ elle est impatiente.
Noir, blanc, rouge, bleu, jaune,vert et après?
Luna Khan


La ciudad de los murales 146x114 Technique mixte et collage sur toile 2009

Toujours là-bas 50x60 huile sur toile 2009
Dans les oubliettes 81x66 huile et acrylique sur toile 2009
Colors 80x40 technique mixte sur toile 2009

« Si tu veux peindre, descends tout seul dans le jardin de ton âme »
(proverbe chinois)

Les couleurs ne sont pas insignifiantes. Elles transmettent toute une gamme de codes, de sentiments qui influencent notre imaginaire et notre langage. Elles sont changeantes et sont révélatrices de notre être intime, elles révèlent nos peurs et nos pensées secrètes.
Cette exposition n’est pas un travail sur les couleurs. J’ai simplement voulu vivre la couleur de manière la plus spontanée possible. C’est grâce au Noir que les couleurs sont arrivées, toutes seules. Je ne me suis jamais dit « maintenant je vais mettre de la couleur ». Le Noir, c’est le refuge de la couleur. Elles sortent d’elles-mêmes, petit à petit, les unes après les autres. Elles sortent nettes, vives et fortes. Cependant, je sens que déjà, elles m’échappent, qu’elles se dérobent pour se mélanger férocement les unes aux autres. Mais ça c’est une autre histoire…
Corelia Roché

Corelia Roché
Née en 1964 à Gassin (Var).Vit et travaille en région Parisienne.
Autodidacte, son travail présente un caractère impulsif, spontané, inventif. Les sujets et les techniques ne font référence à aucune mode ni tendance actuelle. Ils procèdent du seul désir d’une expression propre, d’un cheminement personnel, de la nécessité de créer dont le sens premier est l’exploration et la révélation de son monde intérieur.
Il n’y a pas de but à atteindre, il s’agit pour elle de suivre son instinct et de voir.
« Papier, crayon, colle. J’attaque la feuille. Une émotion, un sentiment, un ressenti. Quelque chose au-delà du trait. Des petits personnages se dessinent, des positions s’imposent d’elles-mêmes. »
Sa démarche est marquée par le besoin de l’expérimentation qui passe par une grande variété de techniques. Son travail est aussi basé sur la récupération de vieux papiers trouvés dans les brocantes qu’elle fréquente inlassablement.
Mon travail c’est moi, c’est ma façon d’être présente dans le monde ».
Son atelier est à Pantin, au sein du Collectif « La Baleine ».
C’est sa dixième exposition personnelle à Paris. Elle a exposé également en province et à l’étranger , à New-York (Brooklyn/ Red Hook) et à Buenos Aires au Museo de Arte (Tigre).

20 avril 2009

Exposition d’Art ContemporainL’AMOUR INVISIBLE D’UN OURS POLAIRE JAUNE*

Su-Koung Bang / Kwang-Hwa Chung / Yoo-Kyung Hong / Susie Kim / Jeong-Woo Lee
du 5 au 12 Mai 2009
Vernissage mardi 5 Mai de 19h à 22h

Su- Koung Bang
One person's life cannot exist without the sacrifice and devotion of another's।It is our fatal human irony, between life and death and it continuously repeats, just like the Mobius strip infinity.

Karma 2009 digital c-print 50 x 70 cmReincarnation 2009 digital c-print 50 x 70 cm

Kwang-Hwa Chung

Depuis un certain temps, j’essaie de figurer le système de la mémoire.
Je ne raconte pas mes histoires, j’installe des objets –voitures miniaturisées, cahiers, branches, pierres. Ce sont des moulages des plâtres ou des matières transparentes, translucides, qui induisent une distance par rapport à l’objet référent. Les objets basculent vers une conceptualisation.
Par cette pratique, je recherche à travers mes expériences de la mémoire ; mémoriser, se souvenir।
L’objet quotidien devient alors irréel. Il entre dans l’univers de la mémoire par la répétition, la transformation, le mélange, l’ébouriffé, la disparition...

Bulle d'Air 2008 moulage, polyuréthane, plâtre 120x75x75cm
Flux de l'image 2005 installation, fil de nylon, trépied, plaque de plexiglas 3m
Journal intime transparent 2005 installation, moulage, polyuréthane 35x35x35cm

Yoo-Kyung Hong
La forme des sculptures reliées directement avec l’objet quotidien ressemble au rembourrage, l'idée d'une viscère qui dépasse। Ainsi, le coté intime de l’objet quotidien et les sculptures fabriquées à partir d'éléments intrus (cheveux, coton...), contribuent à nourrir le sens artistique de la quotidienneté et du rapport de la quotidienneté dans l’art। C’est aussi une façon pour l’artiste d’excréter, de sortir de lui, une image de son propre organique.
La circulation autour de cette oeuvre-ci , cette « sensation » sur le mur sert l’intention d'évacuer la sincérité véritable. L'objet à voir est une masse de sensations, non une perception qui s'offre, selon le concept de DELEUZE.
L’intrus 2008 coton, tissu synthétique, cheveux d’artiste, détail
L’intrus 2008 coton, tissu synthétique, cheveux d’artiste, 2 x 0.8 x 2.5m
L’intrus 2008 coton, tissu synthétique, cheveux d’artiste, dimension variable

Susie Kim
I strived to express the ago as a concept of “Mu-Ah” that transforms under many different conditions of the society, rather than the fixed notion of what the ego is. In the concept of “Mu-Ah”, it is said that the self or ego does not exist independently. What this refers to is that the ego does not exist in its own, but is rather a result of external conditions and harmonies. The perceived self changes as the perception itself changes.

Self-selves 2005 installation, cotton, silk-screen 25x35x5cm


Jeong-Woo Lee
Je reste dans l’espace subjectif d’un instant.
L’Homme, depuis Einstein, ne peut déterminer exactement où et quand il existe. Selon G. Marcel « Je suis le temps, j’ai l’espace ». On dit que le temps est le mystère existentiel et que l’espace est le problème objectif. Mais leur relation à mon sens est différente. L’espace serait objectif et le temps serait le moyen de le posséder l’espace d’un instant. Ainsi en prenant une photographie je le fais passer au mode subjectif.
Si on prend ce postulat de départ, alors nous pouvons dire que l’espace est ce dans quoi le monde est, ce dans quoi nous vivons, agissons et par conséquent nous pouvons dire que nous possédons tous l’espace ; c’est ce que nous avons en commun, ce que nous partageons le temps d’un instant.

Gare du Nord 2007 digital c-print + diasec 60 x 90 cm
Musée d'Orsay 2008 digital c-print 40 x 60 cm

« L’ours polaire est une espèce d'ours brun de Sibérie qui ne peut sortir du glacier: il a ainsi changé progressivement de couleurs et de mœurs. Le blanc qui est la couleur de l’ours polaire habituel est une couleur de camouflage, pour se protéger des éléments extérieurs, voire des chasseurs.
Pourtant, sous les poils blancs et longs, la trace du duvet jaune résiste. Ainsi il est blanc juste après la période de mue, mais son poil jaunit à mesure que la nouvelles saison revient ».

16 mars 2009

exposition d’art contemporain
amandine crozat - soonyoung lee - jungyeon min - jayong park - isabelle smolinski
du 31 mars au 9 avril 2009
vernissage mardi 31 mars de 19h à

19h 45 : Présentation de la danse « Salpuri » interprétée par Mee-ae Kim, la danseuse principale de la Compagnie National de Danse de la Corée
amandine crozat
La photographie est pour moi un substitut de ma propre vision qui ne me suffit pas। Je veux saisir ce qui échappe à nos yeux, ce qui apparaît derrière des portes magiques. Le « vrai » monde, avec les personnes et les lieux de mon quotidien, côtoie un monde scénographique dit fantastique et donne ainsi naissance à des images surprenantes, sortes de mondes parallèles d’où se dégage une grande poésie, qui ne se donnent qu’à l’être en état de rêverie, à l’être dont la contemplation se propose de pénétrer dans l’intimité du réel.

Pleine lune, 2009, installation, dimensions variables (Sur le mur à droite Jayong Park)
Icare, 2008, branches sur photographie, 110 x 190 cm
Verticalité, 2,81m, 2008, photographie couleur sur aluminium, 70 x 105 cm

soonyoung lee
Mes travaux prennent place au sein de lieux quotidiens, d'intérieurs patinés. Je reconstitue au 1/12e des pièces sous forme de maquettes et je les photographie pendant la nuit en dessinant la lumière avec ma lampe de poche. Le salon est habité par une présence singulière, un hôte inhumain. La végétation qui se développe dans le cadre de la maquette et de la photo est dévorante. Les herbes luxuriantes ont nidifié dans le lit. Elles simulent les imaginations qui poussent dans ma tête. Cette ivraie qui se propage, c'est mon inaptitude à m'insérer raisonnablement dans le monde. C'est aussi une nostalgie de la vie sauvage qui s'oppose à ce confort désuet. Les fruits ou légumes séchés sont la caricature des effets du temps sur nous, aussi une façon de me voir avec humour.
The thinking growing उप, 2008 digital C-print 40x64cm
Jungle room B, 2008 digital C-print 50x75cm
Dîner avec dessert surprise, 2008 digital C-print 50x75cm

jungyeon
min
Une improbable conjonction d'influences (comme le sont beaucoup de vies humaines) m'a conduite à l'élaboration d'un langage personnel. Pêle-mêle s'y croisent Deleuze et la pression inconsciente de tous les évènements de ma vie, ainsi qu'une recherche incessante de la destruction du temps linéaire, par la représentation simultanée d'états diachroniques. J'ai ainsi peu à peu construit un monde au-delà de mon monde réel, chaque travail enrichissant la précision du suivant. Les techniques ont suivi en parallèle, figurant le côté matériel et physique de ce monde en cours de complexification, dans lequel je cherche, tableau après tableau, le sens simple et fondamental.

4minutes 2009 acrylique sur toile 150x200cm

dessins


jayong park

Mes travaux nous permettent de débusquer où se cache l’important, l’essence des choses ou l’origine qu’on ne perçoit que difficilement qui proposent un regard particulier imprégné d’éléments naturels et de reflets de l’espace habituel et réclament de notre part une certaine réflexion.

A travers mes travaux, les approches duelles du regard nous ont mené à appréhender la notion d’existence pure sous-jacente dans chaque apparence, dans chaque origine. Tout se modifie avec le temps. Ces apparences si changeantes nous indiquent-elles où se trouve l’essence de toute chose? La nature ne s’incarne jamais dans une seule forme : elle change constamment, mais préserve ses origines. La nature est autour de moi, à mes pieds. Pourtant, il n’est pas évident de l’apercevoir vraiment et d’en profiter réellement.




Regard sur l’éveil, photographies, 70 cm x 100 cm, 2008
Ombre diffuse comme un parfum, au seuil du regard, installation parfumée,
deux boîtes de 45 cm x 30 cm x 10 cm, 2007

isabelle smolinski
Dans les séries exposées, l'accumulation oblige le regard à s'attarder séparément sur les divers éléments pour y distinguer chaque chose et la déterminer, alors que ces même objets passent inaperçus dans notre quotidien.
Le regardeur est ainsi libre d'isoler l'objet de son choix. Tout le charme de cette pratique de la nature morte est lié à l’immortalisation de ces objets extraits du quotidien sensuel, qui ont un goût ou un parfum particulier. Ces défigurations, car mis en scène, d'objets font sentir tout le plaisir sensitif de la manipulation du langage, des liens entre verbe et sensation.
Le travail plastique d’Isabelle Smolinski est imprégné ici du monde de l’art culinaire. L’aliment est omniprésent à travers toutes les propositions de cette série et semble utilisé pour souligner, à la manière d’une vanité, que nous sommes faits de chair qui fourmille d’essaims de bactéries, de fluides corporels. Elle présente le monde comme livré à l’altération, à l’instabilité et au changement, elle dénonce la relativité de la connaissance et la vanité des activités humaines face aux cycles de putréfaction qui rythment notre horloge biologique.

sans titre photographie numérique 2008
sans titre photographie numérique 2008
sans titre photographie numérique 2008