28 septembre 2016

« Chroniques tchadiennes. Regards vers l’Est » du 30 septembre au 10 octobre 2016





Du 30 septembre au 10 octobre 2016, l’Espace des Arts sans frontières à Paris présentera les photographies de Frédéric Noy regroupées dans une exposition intitulée « Chroniques tchadiennes. Regards vers l’Est ». Des chroniques de vie qui rendent compte du quotidien des populations du Ouaddaï.




Dans les environs de Malanga au Tchad, un groupe de femmes et leurs enfants s’abritent du soleil dans une hutte. Le visage d’une jeune fille se dessine en contre-jour à l’entrée de l’abri. Du blanc rayonnant au rouge ardent, les couleurs semblent soigneusement sélectionnées pour illustrer cette scène et donner vie à cette image presque picturale. Le peintre se nomme Frédéric Noy. Photographe indépendant, militant et engagé dans la solidarité internationale, il n’a pas hésité à participer à ce projet photographique sur le Tchad initié par Première Urgence Internationale.


En mars 2016, envoyé par l’ONG et avec le soutien d’OFDA (Bureau d’assistance aux catastrophes – USAID), il s’est rendu sur les pas des équipes de Première Urgence Internationale au Tchad. Du Ouara à l’Assoungha, il s’est intéressé au quotidien des populations du Ouaddaï, leur vécu, leurs espoirs. Il a écouté leurs récits dans lesquels le soutien apporté par l’ONG transparaît. Il a figé des moments de vie, des chroniques de vie tchadiennes.



A propos de Première Urgence Internationale


Première Urgence Internationale est une organisation non gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque, dont la vocation est de défendre les droits fondamentaux de la personne, tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Notre objectif : permettre aux populations de recouvrer durablement autonomie et dignité.


Nos équipes se mobilisent au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. Ainsi, nous intervenons dans des domaines complémentaires tels que la santé, la sécurité alimentaire, la nutrition, la réhabilitation et la construction d’infrastructures, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la relance économique, l’éducation et la protection. Première Urgence Internationale porte assistance à environ 4 millions de personnes à travers 22 pays situés en en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Europe.


Plus d’informations sur : www.premiere-urgence.org




article extrait de https://www.premiere-urgence.org/lexpo-chroniques-tchadiennes-regards-vers-lest-a-paris/




6 septembre 2016

Une question mille réponses




Du 20 au 28 septembre.
Vernissage le mardi 20 septembre à partir de 18h00.

Une question mille réponses
Exposition des artistes en résidence à l'espace des arts

Avec : Dasom Kim / In-Kang Lee / Lee San / Seulkee Seo / Bae-Young Son / Foumi / Yoh
Tsukamoto
/ Tamao Narakuwa / Maya Kasaï / Ayumi Tsuchimoto / Ricka Yamada / Chihiro Yamamoto.

Cette exposition rend compte de la deuxième vague de résidence à l’Espace des arts sans frontières pour cette année.
Exposition ouverte au public de 14h à 19h tous les jours sauf le dimanche. Entrée libre. 

. Yoh Tsukamoto

WONDER PLANET Mercure: la ville mécanique sur une petite étoile / Vénus: la ville des vents et des tempêtes de sable / Terre: la ville des eaux et des airs / Mars: la ville du feu et de la civilisation / Jupiter: la ville du gaz et des 53 pendules / Saturne: la ville ambulante qui connecte 64 étoiles / Uranus: la ville de glace et des cinq miroirs / Neptune: la ville calme qui ne connaît pas le Soleil 8 toiles, acrylique, dimensions variables

Si et seulement si l'on considère que chaque planète est habitée par des êtres vivants, comment c'est ? Yoh expose et met en scène à travers huit tableaux de tailles variées une telle possibilité, elle peint des mondes imaginaires avec en tête les caractéristiques de chacune de ces planètes. Yoh est une illustratrice indépendante. Elle est née en 1990 au Japon, elle a obtenu un diplôme en 2013 à l’université des arts de Musashino—département scénographie. Elle a travaillé en tant que Product Planner pendant trois ans.

. Ayumi Tsuchimoto.

Mon Paris boucle-video (4 minutes), toile.

Ayumi Tsuchimoto aime les personnage de fction et s'étonne qu'ils soient si peu nombreux en France à comparer du Japon. C'est pourquoi, elle est partie à la recherche de monstres dans Paris. Elle est née en 1987 au Japon. Elle a réalisé plusieurs flms d'animation. Les motifs de ses flms proviennent du domaine du familier, elle travaille pour que ses œuvres soient drôles, comiques, proches des sentiments d'une inquiétante étrangeté. 

www.tsuchimotoayumi.com

. Foumi

Prière « Prière » 160×190cm huile sur lin / Le Chat 60×80cm huile sur toile

Pour Foumi, la peinture est un moyen de transformer son énergie. Elle voudrait que les gens qu'elle aime tout comme les gens qu'elle ne peut pas supporter, le monde et la terre soient touchés par le bonheur et que sa prière se répande à travers ses œuvres.
Elle est née à Tokyo. Après avoir fni ses études à l’Université Shinshū, elle a travaillé dans un établissement hospitalier mais elle a quitté son travail au bout de quelques mois. Elle s'est mise soudainement à peindre. 2007 : exposition personnelle à l’hall ZERO de Nakano ; 2011 Ouch gallery ; 2012 Flag Art in Gifu ; 2014 Salon international de Paris. Elle est membre de l'association artistique Seisu-kai.

fu_mim719@outlook.com ; www.facebook.com/fumi.murao

. Maya Kasai

contraste 113×330 peinture à la cire sur papier japonais / L’écoute du silence huile sur toile / short diary aquarelles

« Je suis une spécialiste du paysage. Je travaille sur le thème des limites entre la réalité et la non-réalité. Mon usage des objets et du paysage correspond à une tentative d'expression des sensations liés aux rencontres croisées de la réalité et de la non-réalité. Je travaille à partir des méthodes traditionnelles de dessins « Neputa » (peinture à la cire). » Maya Kasai est née à Aomori. 2014 Graduated Iwate National University ,BA Fine Arts and Design/ Admitted to Tokyo National University of Fine Arts and Music, BA Oil Painting

. Chihiro Yamamoto

Communauté-lumière installation, fls et perles de verre 300x400

« J’étais dans le train / j’ai vaguement regardé dehors par la fenêtre, la ville commençait à se teindre en rose / des larmes ont coulé de mes yeux / j'ai senti comme s'ils nous avions été bénis, comme dans une folle beauté. / Je crois que la lumière est une possibilité et aussi une espoir / tous les choses qui nous font choisir comme si nous choisissions / pour nous qui vivons au présent ou à l’avenir, qu’est ce que peut bien être l’humanité? / On éprouve ou se conforme ou encore repousse par hasard on ne sait quoi / Ça peut être pour rencontrer quelqu’un / Ça peut être de croire en tout ce qui existe ici / si l'on creuse une expérience très privée peut devenir une mer immense / moi-même peut devenir une position de la lumière. » Chihiro Yamamoto est née en 1990 au Japon. Elle a vécu et travaillé à Tokyo et Kobe, à partir de cet été, elle a décidé de se fxer pour un temps en France. 

www.chihiroyamamoto.net

. Rika Yamada

Tirer les fcelles des archives, tirer le fil des archives installation photo/yarn 1.8m×2.4m

Pendant des visites de musées, elle remarque que des gens prennent des photos des œuvres avec le plus grand sérieux. Par la photographie, des évènements, des gestes, des objets de la vie quotidienne prennent valeurs de document. Mais où passe la mémoire, que devient-elle? Ces photos contiennent-elles encore un brin de mémoire ? Quand on observe des objets à travers un objectif, on se concentre sur le fait de « prendre une photo de l'œuvre », alors en un instant la conscience se laisse dominer par l'Autre. Rika Yamada est née en 1994 au Japon. Elle est étudiante de l’université d’Art de Musashino — département scénographie, formation création de mode. 

http://tayama21.tumblr.com/

. Tamao Narukawa

It's selling well installation video 14 minutes

« Les faits sont transposés en fctions, la fction est transposé en fait. » La logique apparemment paradoxale de la déclaration d'intention de Narukawa est à l'image de son travail, nombre de ses œuvres artistiques se trouvent à la croisée de l'humour et du sérieux. Est-ce que la culture occidentale est un objet d'adoration pour les gens ? Est-ce que les cultures vont s'homogénéiser les unes après les autres ? De ce qu'elle a pu voir au Maroc, cette tendance n'est pas d'actualité uniquement en Afrique du nord, mais dans nombre d'autre cultures et même au Japon.
Pour cette exposition, Narukawa vient questionner cette tendance d'homogénéisation, à l'œuvre actuellement dans le monde entier. 
Pour la réalisation de cette vidéo, elle a recueilli des objets qui ont appartenu à des immigrés nés après la période de décolonisation, ils ont emmenés ces objets depuis leurs pays d'origine et ils ne leur sont de plus d'aucune nécessité. Les objets seront débarrassés de leurs couleurs d'origine par des actions mimant les gestes des présentateurs de TV shopping. Narukawa aimerait évoquer ces situation réelle par les voies de l'humour et de la fction. Narukawa est artiste, elle étudie actuellement à la Goldsmiths University of London. Elle vit entre Londres et le Japon. 
narutamao@outlook.com

. Bae Young Son

The green light, collages 40x30cm / Invert, video et toile 32 minutes 130x100cm / Every morning, every evening, Ain’t we got fun, video, 23''
Par mon travail je cherche à révéler la frontière ambigüe entre le processus et l’accomplissement. C'est un moyen pour que le processus puisse être reconnu en tant qu'évènement. Ces recherches sont le fait de mes espoirs, à savoir transformer « maintenant » en « le domaine de l'existence » en le visualisant. Bae Young Son est née en 1989 à Daegu, Corée du sud, elle vit et travaille à Séoul, Corée du sud 2016 MFA Fine Art, Hongik University, Séoul, Corée du sud / 2016 REALITY CHECK, Hongik Museum of Art, Seoul MFA Graduate, Hongik Museum of Art, Séoul / 2014 TRUE COLOR, Hongik Museum of Art, Séoul

. Seulkee Seo

Je contemple un phénomène, je vois comme une vision de rêve ou alors je me perd dans mes pensées dans un état éveillé. Le travail commence avec des émotions provenant d'un confit entre vision et réalité, et j'imagine un espace imaginaire. Un espace constitué d'émotions proches de l'amusement, de la jouissance, du plaisir hédoniste, l'instinct alors n'existe pas réellement, est un espace de jeu, une phase de la réalité et une fantaisie. C'est un espace recréé - sans haut ni bas, devant ou derrière. Vous ne pouvez pas savoir quelle histoire s'est déroulée premièrement, chaque histoire se produit simultanément. En outre, le sens originel des événements et des objets est suspendu, ils peuvent être considérés comme des symboles personnels. Les symboles deviennent des outils de divertissement et deviennent des médias reliant la réalité à l'imagination.
Seulkee Seo est née en 1986, vit et travaille en Corée du sud / 2015 MFA Painting, Hongik University Graduate school, Séoul / 2016 ARTRIE ARTIST GROUP EXHIBITION, ArtRIE Gallery, gyeonggi-do / 2015 3rd Emerging Young Artists RAW REGARD, CHOI JUNG AH Gallery, seoul / 2015 Life, Custom, and Imagination, Gwnag Art Gallery Sejong Center, seoul

. San Lee

Game drawings series 4 Neo Omnic (overwatch) encre sur papier 75x80 et 71x78 / Rooster drawing, aquarelle sur papier 33x14
« Je m’intéresse aux développements du jeux vidéo et de la production de flm, bien souvent décrits comme une « sous-culture ». Je me considère moi-même comme un geek accro à ces deux industries. Pour dévoiler mon regard sur cette culture qui prend son envol dans le monde entier, j’ai décidé de travailler sur l’apparence existentialiste des geeks contemporains. Partant du même point de vue, la série “Portrait de la nouvelle génération” fait apparaître des personnages virtuels de jeu de vidéo ou de flm dans la réalité. »
San Lee vit et travaille en Corée du sud. 2016 Blizzard Entertainment Korea Art of Warcraft Exhibition, Seoul / 2009-2012 Korea National University of Arts, Fine art / 2009-2011 Tatau(Polynesia Tattoo) Design / 

Polytvastri@gmail.com Twitter / @Polytvastri

. Dasom Kim

Je travaille sur les individus qui se trouvent dans une état mélancolique insurmontable. Ces êtres sont représentés en des formes suspendues avec mollesse. Ils sont atones et faibles face à la douloureuse réalité. J’ai lié plusieurs parties de tissus les uns aux autres avec des masses de fls. Ces assemblages de brins de fls et de tissus me porte souvent vers un rétablissement psychique.
Dasom Kim est née en 1989, vit et travaille en Corée du Sud, Textile design, Duksung women’s University, Séoul.


. In kang Lee

the fying arrow is therefore motionless installation palettes, laser, humidifcateurs. coated memory 2, cyanotypes sur toile, plâtre, audio.

''À là différence de mes travaux précédents sur les incertitudes de la mémoire, ce travail vise à retrouver la frontière entre le présent et le passé. Le fux du temps est insaisissable, je me pose la question à partir du quel moment on peut qualifer un instant en tant que mémoire et comment défnir l’instant présent. Plus précisément, entre un instant réel et l’oubli, j’essaie d’approfondir “comment le passé se transforme en mémoire.” Par ce projet sur le tatouage, je voudrais montrer la relation entre une note inaltérable et la mémoire." In kang Lee est né en 1986, vit et travaille à Séoul, Corée du sud. 2014 BFA Fine Art, Kyunghee University / Communication Art Imagine Multimedia, Asiasn Games Incheon Athlete's Bilage, Incheon / Premature Baby, united Gallery, Seoul / 2010 Communion, Designcluster, Seoul / 2010 Artradar, Prugio Gallery, Seoul 

25 juillet 2016

29 juillet-8 août : DE BIAIS L'exposition des artistes en résidence et artistes invités


Vernissage vendredi 29 juillet à partir de 18h00
Puis du 29 juillet au 8 août 2016

De biais

L'exposition des artistes en résidence et artistes invités de l'Espace des arts sans frontières

Avec : Saetbyul Kim / Dahye Shin / ARONGDARONG / Nobuyuki Okuda / Midori Masaya / Aki Toishi / Chen Ni Yu / Fei Zhao / Jonathan Joux / Nicolas Clair

Exposition ouverte au public de 14h à 19h tous les jours sauf le dimanche.

Depuis plusieurs étés maintenant, l'Espace des arts sans frontières accueille en résidence pour une durée de quarante jours de jeunes d'artistes asiatiques—un mois de travail, de rencontres et de découvertes. Par la même occasion et afin de favoriser les échanges culturels, de jeunes artistes basés à Paris sont invités à venir participer à l'élaboration de cette exposition collective. Il y sera question de regards qui se déplacent, de points de vue qui se dérobent et d'illusions.

21 juin 2016

25 juin XtetX#15 Now Cut ; Half Evidence ; Ideal / standart ; Half Evidence & Now Cut


 XtetX#15
Samedi 25 juin 2016
à 19H précises (fin impérative à 22H)
Espace des Arts Sans Frontières / 44, rue Bouret, 75019 Paris
Prix : participation libre

Now Cut
Now Cut est un duo de bouinage sonore dont la base instrumentale repose sur la lutherie sauvage (Plaque, Zdong, Jlong, tubes...), la sonorisation d'objets, l'électronique rudimentaire.
Le son est abordé comme matière brute à modeler, souvent indocile. Les instruments vibrent de leurs pulsions d'indépendance... et dans les accidents et surprises se trame une musique parfois bruiteuse et industrielle, souvent étirée, divagante, tissée de drones, de couches oniriques et idiomatiques...
NowCut par ses collaborations avec musiciens et chercheurs de sons, décline improvisations, installations, performances associées au texte, à la vidéo ou à la danse.

Half Evidence
Half Evidence est un duo d’improvisation sonore né en août 2012 de la rencontre de Charles premier et Kecap Tuyul. Tous deux sont autodidactes, et développent depuis des années leurs propres univers sonores. Charles premier utilise des instruments qu’il construit à partir d’extraits de nature morte, à qui il redonne vie en quelque sorte, se faisant interprète de leur message. Kecap Tuyul, après s’être longtemps concentré sur la guitare préparée, utilise également sa voix et divers ustensiles détournés de leur usage quotidien, et s’est lui aussi lancé dans la création d’instruments fin 2015.
Leur musique est guidée par une écoute de l’autre et une attention de chaque instant aux possibles offerts par le matériau sonore qu’ils manipulent en apprentis sorciers. Tous deux amateurs de perturbations électromagnétiques (distorsions, feebdack, …), ils auraient également été aperçus dans une forêt en train de jouer en rythme un tronc d’arbre et un ruisseau.
Le 25 juin le label eg0cide productions publiera leur nouvel album "Graines de Silence"

Ideal / standart 
Duo de Judith Kan (voix) et Anthony Carcone (guitare)
New York 1959. Une cabine d’ascenseur monte et descend dans un meublé downtown, conduite par un groom. Une solitude rauque dialogue par sa bouche avec la machinerie de la boîte métallique.
La guitare serait la poulie qui ferraille, les chaînes qui grelottent contre la cage. La voix dirait le fantasme d’un homme qui crève dans un monde chauffé a blanc.
Anthony Carcone
guitariste au jeu décharné il repousse les limites de l’instrument créant des sons aléatoires voluptueux dosés avec fureur et humour noir.
Judith Kan
Un espace du pli.
Elle recherche en son corps l’incarnation de son propre folklore, par un geste vocal incantatoire, inversé, où le jeu très physique se construit grâce à une machinerie archaïque et primaire.

Half Evidence et Now Cut
Les deux duo, qui ont déjà joué ensemble, se rejoindront pour un set en quatuor. 



2 juin 2016

24 Juin-2 Juillet Revoir F. Adzemar — Sylvie Bonnot et Daphné Le Sergent



Pensée à la manière d'un récit, l'exposition se construit de l'équilibre ténu existant entre documents réels et fiction, prenant pour point de départ les archives du mystérieux photographe suisse F. Adzemar. Ces archives fonctionnent comme un activateur d'imaginaire, invitant à une lecture quasi cinématographique des oeuvres de Daphné Le Sergent et Sylvie Bonnot. 


Daphné Le Sergent, Ensemencer les nuages/Fuck the cloud (détail), 2016Photographie-dessin, graphite dilué, mine de plomb, céramique, poésie sonore, 480 x 90 cmcourtesy Galerie Metropolis


Revoir F. Adzemar

Franz ADZEMAR / Sylvie BONNOT / Daphné LE SERGENT


Commissariat : Agnès VIOLEAU

Avec la complicité de François Michaud, conservateur en chef du patrimoine


Au même titre qu’il est délicat de deviner la nature d’un objet d’après son ombre, les
plages sombres de l’image photographique sont comparables à des empreintes que
laisserait le monde en soi, écrivait Franz Adzemar. C’est en résonnance avec les
archives du photographe suisse oublié (1946 -) que se construit l’exposition conjointe
autour des travaux de Sylvie Bonnot et Daphné Le Sergent.
Lors d'une rencontre entre les deux artistes et Franz Adzemar à Berne en 2003, ce
dernier leur confie le manuscrit de son Histoire de la photographie. D'intonation
durassienne, le texte fait émerger une réflexion sur la photographie et sa plasticité, sur
la relation qu'elle entretient au pictural, au dessin et à la peinture, le tout à partir de
souvenirs et empreintes collectés par Adzemar en parcourant le monde.
Pensée à la manière d’un récit, l’exposition se construit dans un équilibre ténu entre
documents réels et fiction, entre historicité et fantasme. Les archives, présentées
accompagnées de cut ups textuels, fonctionnent comme autant d'indices ou activateurs
d’imaginaire. Elles nous invitent à une lecture en potentiel des oeuvres de Daphné Le
Sergent et Sylvie Bonnot, leur conférant une dimension quasi cinématographique. Il en
va ainsi de l’imagination du spectateur, qui ouvre les possibilités d’un dépassement des
frontières que sont les limites du cadre dans l'image.




Franz Adzemar, Der Maler, 1989 ?—Archives de l’artiste, courtesy FA










Biographies : 

Franz Adzemar
 

Franz Adzemar témoigne d'un vif intérêt pour le surréalisme et l'histoire soviétique,
l’invitant ainsi à parcourir le monde vers l'Est puis en Asie, ainsi qu’au gré de sa carrière
internationale dès les années 80 (Galerie Katrin Rabus, Brême ; Moore College of Art
and Design, Philadelphie ; Reykjavik Art Museum ; NCCA, Kaliningrad). Ami de Dieter Roth avec qui il partage cette nécessité compulsive de se déplacer, il déménage
plusieurs fois à partir de 1996, à Stockholm, Paris (où il rencontre François Michaud),
Berne, Hong-Kong et Varsovie, tout en menant une activité d’écriture dont il ne reste
aujourd’hui que quelques manuscrits fragmentés.
Né en 1946 à Stein am Rhein, on ne sait où il vit et travaille aujourd’hui.




Sylvie Bonnot, Grandes Celluloses VII & VIII, 2015 - 2016 Diptyque, dessins sur photographies, tirages barytés,125 x 250 cm Inishmor - St Léger, courtesy Sylvie Bonnot

Sylvie Bonnot
 

Après un cursus à l’École Nationale des Beaux-Arts de Dijon et une année en tant que
Visiting Scholar à la Curtin University de Perth (Australie), Sylvie Bonnot élabore un
procédé photographique singulier qu'elle nomme Mue. Repéré au Salon de Montrouge
en 2013, son travail est actuellement visible dans Équilibre Instable, une exposition de
la Collection de Colette et Michel Poitevin au Carmel, à Libourne. Sylvie Bonnot a été
invitée dans différents centres d’arts (Centre d’art contemporain de l’Île de la Réunion ;
CACLB en Belgique ; Rooftops Studios à Berlin, Fremantle Art Center en Australie,
Parcours Saint-Germain 2015 et 2014). Elle prépare une exposition personnelle au
Musée de Mâcon en partenariat avec le Forum Vies Mobiles (SNCF), qui fera également
l’objet d’une publication monographique aux Éditions Jean-Michel Place.
Née en 1982 à Bourg en Bresse, elle vit et travaille à Saint Léger sous La Bussière.


www.sylviebonnot.com/  




Daphné Le Sergent, Diagonale du temps, 2012 Photographie-dessin, tirage baryté, mine de plomb, 52 x 65 cm—courtesy Galerie Metropolis

Daphné Le Sergent

Daphné Le Sergent est artiste et théoricienne. Au travers de dissociations dans l’image
(diptyques, césure son/image, différence de textures ou superposition de calques), son
travail cherche à rendre sensible la ligne mouvante de la schize et les divisions
intérieures engendrées par les conditions géopolitiques et économiques. Les
expositions collectives en 2016 auxquelles elle a participé sont : Annales de O-Sang,
Songwon Art Center, Séoul ; The 11th Gwanju Biennale Mega-Exhibition, Gwangju,
Corée du Sud ; Magiciens du ciel, Ville A des Arts, Paris ; Overflow, OU, Printemps de
l’Art Contemporain, Marseille ; Géographies mouvantes, Centre Bophana, Cambodge ;
Jusqu’à ce que rien n’arrive, Maison des Arts, Malakoff. Daphné Le Sergent est
représentée par la galerie Metropolis, Paris.
Née en 1975 à Séoul, elle vit et travaille à Paris. 


www.daphnelesergent.com




 
Sylvie Bonnot, Lavis 021, 2015 Photographie, tirage baryté, 60 x 50 cm Cook - St Léger, courtesy Sylvie Bonnot


 

Mercredi 22 Juin L'ensemble Infuse présente : Earle Brown et ses influences—Temps, Son, Vision

L'ensemble Infuse joue Earl Brown
 
Earle Brown et ses influences—Temps, Son, Vision
 
Earle Brown, compositeur de la New York School (avec John Cage, Morton Feldman, Christian Wolff ...), innovateur de la partition graphique et les formes ouvertes, est au centre de ce concert. Ensemble Infuse explorera ainsi son milieu, avec interprétations des autres compositeurs de la New York School, et son influence sur les compositeurs d'aujourd'hui.

Programme :

André Ristic Le fameux 'Los Presidentes' (alto seul)
Christian Wolff Duo (violon et alto)
Nissim Schaul Trio (violon, violoncelle, percussion)
John Cage Four6 (four instruments)
Earle Brown Times Five (violin, cello, trombone, flute, harp, tape)
Earle Brown Four Systems (tout le monde -- formation ouverte)

Interprètes:

Pemi Paull, alto ; Masha Lankovsky, violon ; Dima Tsypkin, violoncelle ; Benjamin Soistier, percussion ; Aliénor Mancip, harpe ; Paolo Vignaroli, flûte ; Gregory Erickson, trombone


Ceci est le dernier de quatre concerts du printemps 2016 présentés par INFUSE. www.ensembleinfuse.com

Produced with support from the Earle Brown Music Foundation, www.earle-brown.org

30 mai 2016

15-20 Juin : Aller au loin





































“Going Far Beyond · International Chinese Ladies Fine Art Exchange Exhibition – France” held in Paris from 15 to 20 June 2016, featuring women artists, is organized by the International Women Artists Association–Macao, with Beijing University Institute of Traditional Chinese Art and Culture; China Culture Art Research Center ; Belgium World Culture and Art Exchange Center ; L' Assocition de Calligraphies et de Peintres Chinois de France , and China Natural Culture Media Limited as co-organizers. ; and is further supported by Ky Long Art Gallery Vietnam ; A.M.Paing Macao;Yubun Co. Ltd. Japan and different media.
Presented simultaneously at the same location is the “International Chinese Fine Art Invite Exhibition – France” which displays artworks by male artists.

 The main exhibition “Going Far Beyond” aims to display artworks created with the purity of heart by Chinese women artists from all over the world, and joined by male artists, to promote the art characteristic of ethnic sentiments, letting the graceful qualities of their artworks like fragrance to pervade far and wide.

The current event is also intended to bring about more intense interaction with other international artists in Paris with a view to establishing friendly relationships with them. Participating Chinese artists come from Mainland China, Hong Kong S.A.R., Macao, Taiwan, U.S.A, U.K., Belgium, Canada, Vietnam, Indonesia and Japan.

The opening ceremony will be held at 5:00 p.m . 15 June 2016. Famous Chinese Artist Wu Lequn from Japan will perform classical Chinese music on Erhu. Also other artists will improvise wash paintings and calligraphy at this occasion.  

5 mai 2016

9 MAI Le Non_Jazz / / Tim Olive + Takuji Naka / Meryll Ampe / Pascal Battus / Mariachi




Le Non_Jazz /


TIM OLIVE + TAKUJI NAKA ca/ jp
PASCAL BATTUS / fr
MERYLL AMPE /fr
MARIACHI /fr

Espace des Arts Sans Frontières /
44 rue Bouret
75019 M° Jaurès

20:00

6€


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TIM OLIVE + TAKUJI NAKA /ca/jp kobe kyoto

Tim Olive, musicien-bricoleur-improvisateur canadien (vivant et travaillant cependant depuis un bon moment au Japon), joue des micros pickups (micros électromagnétiques),
objets trouvés/détournés et électroniques analogiques.

Très actif et habitué de la "formule duo" - il a notamment collaboré avec Carl Stone, Tetuzi Akikyama, Jason Kahn, Nate Wooley, Francisco Meirino, Madoka Kouno, Anne-F Jacques... et bien d'autres.
Son travail est surtout documenté via son propre label 845 Audio.


Takuij Naka utilise un dispositif à base de cassettes, électroniques bon marché, mini-instruments à vent de sa propre fabrication et d'une réverbe à ressort.


Ensemble, ils explorent une matière sonore bruitiste et fragmentée à base de vibrations, parasitages, accidents et électromagnétisme
débouchant sur un univers déroutant, hypnotique et organique.

http://emrecords.ocnk.net/product/111
http://timolive.org/sounds-2/



MARIACHI / fr paris
Guitare / pédale / ampli / doigts /métal (bouts de) / électricité

Free noise / no noise / no no wave / free-free frou-frou...

Nina Garcia émaille de ses riffs lacérés, incisifs & wtf les morceaux d'agit-pop post-no wave de l'excellent combo MAMIEDARAGON.

Elle a aussi entamé récemment une fructueuse collaboration avec la Danoise Maria Bertel (Selvhenter) et les aficionados du festival Sonic Protest se souviennent sans doute de leur set sec & incandescent.

MARIACHI est son projet solo, passionné & passionnant, minimaliste en apparence & en perpétuel renouvellement.

Crépitements, clusters, feedbacks catatoniques ou larvés de déflagration imminente, harmoniques, voire notes et/ou ébauches mélodiques émergent du chaos d'une matière sonore brute, en combustion permanente, triturée, cisaillée avec patience, passion et précision - non sans rien laisser au hasard, pour autant.




MERRYL AMPE / fr paris
sculptrice de formation et artiste sonore, elle déploie des parallèles entre ces deux pratiques complémentaires
- tailler dans la masse, modeler, ciseler...

A partir des field recordings glanés dans son quotidien, retenus tant pour leurs qualités acoustiques qu’esthétiques,
elle retaille la matière sonore et, attentive aux résonances et ruptures, nous plonge ainsi
dans un univers de légèreté, de texture et de relief.

Investissant des lieux pour lesquels elle compose des pièces sonores in-situ, conçues comme des espaces immersifs
faits de matières et d’étendues, elle confronte l’auditeur à sa réflexion sur la matérialité du son.


PASCAL BATTUS/fr paris
Musicien-improvisateur-explorateur hors-normes et bidouilleur ingénieux.

“développe une pratique du son plus attentive au geste sonore, à l'écoute et à la situation qui les détermine qu'à un instrument défini : le pick-up de guitare (micro de guitare sans guitare),les surfaces rotatives, la guitare "environnée” (guitare électrique sur table + micro contact + objets divers + électronique), la percussion (objets amplifiés ou non)… “
(Instants Ch.)

A propos de son double CD ”‘Simbol / L'unique trait d'pinceau’ :
“Un double CD pour documenter le travail de ce musicien hors-normes, compagnon de route de Jean-Luc Guionnet, Eric Cordier, Thierry Madiot, Christophe Cardoen, Michael Johnsen ou Seijiro Murayama entre autres. Le premier disque explore le monde de la cymbale et donne à entendre un monde sonore aride, puissant, monochrome et inquiétant. Ça sonne parfois comme de la pure harsh noise ! Le second CD met en branle une large panoplie d'outils que l'on retrouve sur la table de Pascal Battus lors de ses concerts, micro de guitare, pièces de métal, walkman, micro-contact, etc. C'est l'idée de partager un processus de hasard dans l'improvisation, de quitter les questions de formes pour se consacrer aux sons. Véritablement radical. Recommandé !”
(Metamkine)


Fly / hotu

6 au 15 Mai Festival Polaroïd






Soirée d'ouverture le vendredi 6 mai à partir de 18h30
Expositions, ateliers et animations jusqu'au dimanche 15 mai
Ouverture tous les jours de 14h à 19h

Le Polaroid Festival a pour vocation de faire découvrir ou re-découvrir cet art singulier, en témoignant de la diversité de techniques et de styles que peut représenter l'Art Polaroid. La programmation du festival s'articule autour d'expositions, d'ateliers, d'animations et de rencontres pendant toute la durée du festival.

Avec la participation de Thomas Zamolo / Pedro Uhart / Kalian Lo / BenBen / Anne Raffin / Fred Luczak / Eric Parizeau / Ethel Chauvin / Urizen Freaza / Renko Recke / Stéphane Goin / Alexandre Bouchon / Clotilde Noblet / Daniel Bourgniat / Gérard Staron / Fabrice Abraham / Florent Dudognon / Giovanna Del Sarto / Philippe Galanopoulos / Raul Diaz / Manon Giacone / Kuong FMR / Bertrand de Gouttes / Jean-Pierre Guenec / Clément Grosjean / Emmanuel Françoise / Luc Masson Todeschini / Eglantine Aubry / Katherine Zymla et Alix Bérard + Le Tour du monde en 80 polas et début mai nous annoncerons les noms des participants à l'accrochage collectif sur le thème du "Regard."

Toutes les infos sur le site : http://www.polaroidfestival.com/



28 avril 2016

100 dessins




*100 dessins*
Vernissage vendredi 29 avril à partir de 18h
Week-end du 30 avril-1er mai ouverture de 14h à 19h

Exposition de dessins par une quinzaine de jeunes artistes, principalement
issus des Beaux-Arts de Paris.

Avec la participation de Laura Ben Ami, Mehdi Besnainou, Madeleine
Calafell, Léa de Cacqueray, Juliette Dennemont, Woojung Hoh, Yeojin Kim,
Eloïse Le Gallo, Noémie Lothe, Demian Majcen, Chloé Mathiez, Damien
Moulierac , Thilleli Rhamoun, Marine Rousseau et Chen-ni Yu.























 100 dessins

Du 29 avril au 1er mai à l'Espace des arts sans frontières, quinze jeunes artistes, principalement issus des Beaux-Arts de Paris, présentent des œuvres sur papier, du dessin dans tous ses états.

Certains dessins sont en vente. Prix à consulter sur les cartels.

1. Chloé Mathiez

...dessine au stylo bic sur papier ivoire 200 g. des figures solides, précieuses. Le rendu est impeccable, a la précision du dessin d'anatomie. Chaque personnage ou corpuscule est comme doté de nouvelles défenses, habillé, préparé pour survivre aux environnements les plus hostiles—tout en gardant une certaine élégance, un duvet soyeux par-ci, quelques plumes par là.
Pour 100 dessins, Chloé a choisi un petit ensemble à propos des habitants des fonds marins.
chmathiez@wanadoo.fr

2. Chen-ni Yu

...a entrepris depuis le mois de mars de réaliser une série de 1000 dessins, Observation et imagination, sans contrainte de style ou thème ou format ou même de date d'arrivée. Cent dessins sont déjà prêts. Dix sont montrés pour 100 dessins. Des pommes de terres, des carottes, des cailloux, un fenouil en voie de pourrissement ont été les premiers sujets de cette longue série, un enchainement d'images qui passe par la restitution minutieuse de visions rêvées et l'observation du quotidien dans ce qu'il a de plus terre-à-terre.
yuninini0102@gmail.com

3. Juliette Dennemont

Je m’intéresse aux lieux de culte où se mêlent différentes religions, aussi bien le catholicisme, l'hindouisme que l'animisme, ainsi qu’aux mélanges d’offrandes - noix de coco, poulet, bananes, bougies etc.- qui les composent. J’essaie à travers ces espaces surchargés, aux couleurs vives, presque agressives, de transmettre ce syncrétisme réunionnais. Je tente aussi d'exprimer cette violence très présente au travers des combats de coqs, pratique importée d’Inde, très ancrée dans la culture réunionnaise.

4. Thilleli Rahmoun

La question est de savoir quel est l'élément qui n'est pas dans son environnement naturel, mais qui continue à y exister dans l'absolu?  Cette réflexion est illustrée par la représentation de tranches de vie et de souvenirs précis, accolés à des histoires improbables.
Je recueille des sensations et des hallucinations visuelles, que je mets ensuite en scène dans des lieux de passage, tels des arrêts
sur image.
thilleli.rahmoun@gmail.com ; www.thilleli.com

5. Mehdi Besnainou

Mes dessins sont des systèmes narratifs symboliques projetant nos valeurs populaires contemporaines et nos rites sociaux dans
un futur globalisé et dystopique. Représentés comme des équations dérisoires ou des alphabets absurdes, ils questionnent de façon humoristique l’idée de progrès.
mehdi.besnainou@gmail.com ; www.mehdi-besnainou.tumblr.com

6. Eloïse le Gallo

Dans le projet Kimboto se tissent des liens avec un arbre gigantesque de Guyane, déraciné. Cette rencontre initie une collaboration de plusieurs années avec des sculpteurs sur bois de la région, au sein du collectif Degré 7. Mes travaux constituent une apparition fantasmagorique de l’arbre, entre traces d’écorce, rêves de forêt amazonienne et souvenir d’histoires récoltées au fil des rencontres.
le-gallo.eloise@wanadoo.fr ; www.eloiselegallo.com

7. Woojung Hoh

Les bulles de bande dessinée sont présentes dans un grand nombre de mes dessins, elles m'apparaissent comme un moyen de donner forme aux problèmes liés à la difficulté de communiquer. Plutôt que d'exprimer le dialogue, celles-ci suggèrent, par leur absence
de paroles, le silence et le vide.
www.woojunghoh.weebly.com


8. Noémie Lothe

Fascinée par les premières images découvertes dans les grottes préhistoriques, elle tente de créer des images-fossiles, qui sont à ses yeux comme autant d'apparitions. La diversité de ces pratiques la conduit à mêler des techniques très différentes : ainsi elle entremêle la photographie argentique et le dessin, en utilisant la technique de l'émulsion photosensible pour tirer ses dessins. De la même manière, la pellicule photographique lui sert de support de gravure.
www.contretypes.fr

9. Damien Moulierac
Je travaille le dessin à partir de nombreuses archives photographiques personnelles que je sélectionne pour leur potentiel narratif. Ma technique à la mine de plomb, précise et exigeante, incarne cette urgence de reproduire une réalité où vient se substituer, au fur et à mesure de l’élaboration graphique et en place du visuel d’origine, une révélation différente, tel un tirage argentique sur papier: les choses se passent ailleurs. L'image première n'est qu'une métaphore, une ouverture possible: la réalité n'est ici qu'un miroir à traverser.
moulierac.damien@gmail.com

10. Marine Rousseau

Le travail de Marine Rousseau propose un dialogue entre sculpture en papier et dessin. A travers cette combinatoire s’organisent des jeux de plis et de reliefs. Les lignes du dessin s’érigent en de multiples points d’impact et cassures, nous plongeant ainsi dans un décor de chaos et de destruction. Tel un vitrail d’éclats, le papier devient tranchant, destructif, et semble se fragmenter devant nos yeux. Ses facettes deviennent alors miroir de violence, et narrateurs d’un état de ruine.
rousseau92@hotmail.fr marinerousseau.net

11. Yeojin Kim

L’unité graphique de l’alphabet coréen est la syllabe. Les lettres se regroupent donc en 9 sortes de syllabes, alignées selon les règles, comme les sinogrammes. ces caractères inintelligible étaient à l’origine extraits de mes journaux. Les alphabets coréen ont été supprimés sur cette toile, convertis en 9 types structures syllabique pour représenter une pensée abstraite avant de former celle-ci en mots et en phrases.
duwlsdl87@hotmail.com ; yeojin-kim.tumblr.com

12. Demian Majcen

La ligne est un phénomène vivant. Elle respire, transpire en dansant et donne le souffle aux formes qu’elle emprunte. Dessiner, ce n’est pas contenir ou contourner, c’est pénétrer la matière de l’être par l’étant, de l’air par la lumière, d’un volume par ses surfaces. Ainsi, l’esprit dessine bien plus lorsqu’il observe que lorsqu’il laisse une trace. C’est pour cela que ces traces me sont si précieuses. Elles donnent à voir les enchevêtrements d’un corps qui s’incarne en puissance, lentement, presque… Bientôt.

13. Léa de Cacqueray

Mes dessins reprennent des architectures minimalistes, jouant sur des effets de matière par différentes teintes de noir, et des effets de miroir et de transparence. Elles sont simplement posées dans des espaces non définis permettant de créer le flottement de ces architectures. Centré, en gros plan ou comme perdu dans l'espace, le spectateur peut s'imaginer déambuler dans un champ de structures géométriques. 
leadecaq@gmail.com

14. Laura Ben Ami

'Mon travail est une réflexion sur les tensions entre des éléments artificiels et naturels que l'on retrouve dans notre paysage urbain. Ces tensions sont symbolisées par des sculptures, dessins, installations hybrides, mêlant les deux genres. Les dessins présentés ici sont des études autour de la gemmologie et de la notion de réseau. Ils sont articulés à l'aide de différentes techniques telles que le dessin, la couture et le cyanotype.
laura.b.contact@gmail.com

15. Madeleine Calafell

Une partie de mon travail actuel est centrée autour des effets de l’urbanisation et des différences sociales au Maroc. Ici représentés par un paysage urbain, devanture d’immeuble en centre ville de Marrakech. Les « drapés » sont une déambulation entre cet extérieur, et puis cet intérieur. Ce sont une vue sur une intimité, inaccessible depuis l’extérieur.
mad.calafell@gmail.com